Laurent Wauquiez réagit au refus de la bourse au mérite de 4 lycéens

“Cinéma” et “coup de pub” sont les termes employés par le président du conseil régional en réaction à la décision de quatre lycéens lyonnais de reverser leur bourse au mérite pour leur mention très bien au baccalauréat à des associations.

En Haute-Loire, ce week-end, une centaine de lycéens étaient conviés dans un bar à bière d'Yssingeaux pour une rencontre avec Laurent Wauquiez. Le président du conseil régional tenait à les féliciter de l'obtention d'une mention très bien au baccalauréat. De bons résultats scolaires qui permettent de recevoir une bourse au mérite de la Région d'un montant de 500 euros par élève depuis l'année dernière. Quelques jours plus tôt, quatre lycéens lyonnais avaient dénoncé cette bourse au mérite, indiquant qu'ils allaient reverser la leur à des associations dont les subventions ont été supprimées par l’exécutif régional. "Que des lycéens aient envie de s'engager en politique, qu'ils aient un discours politique, et qu'ils décident de donner cette bourse, c'est leur totale liberté", a estimé Laurent Wauquiez au micro de France Bleu. "Qu'il s'engagent en critiquant Laurent Wauquiez, c'est très bien aussi. Mais je voudrais aussi que ces lycéens, qui ont les moyens, n'oublient pas les autres", ajoute Laurent Wauquiez, qui a ensuite pris l'exemple d'une mère de famille présente dans la salle qui n'était pas actuellement en capacité de financer les études de sa fille, acceptée à Sciences Po Paris : "Elle, malheureusement, elle n'aura pas les moyens de faire un coup de pub dans les médias : la bourse, elle va devoir l'utiliser pour financer ses études. Quand on est étudiant, on a envie de faire du cinéma, c'est bien. Mais il ne faut pas oublier qu'il y a des réalités qui peuvent être plus dures." Interrogés par Lyon Capitale, les quatre lycéens ont tenu à préciser qu'ils n'auraient pas refusé cette bourse s'ils en avaient vraiment eu besoin et qu'ils appelaient "tous ceux pour qui elle est nécessaire à la garder" : "Notre but, expliquent-ils, c’était d’alerter les gens sur la politique anti-associative que mène la région. Chaque mois, des associations ferment, asphyxiées par ces coupes sur les subventions, et ça, peu de gens le savent."

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