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Gratuité des transports en cas de pic de pollution ?

C’est la proposition de certains candidats pour les municipales. Il n’est pas rare de constater que Lyon subit des pics de pollution aux particules fines. Cela fait ainsi près d’une semaine que le niveau d’alerte est dépassé dans le bassin lyonnais et cela ne devrait pas s’arrêter avant plusieurs jours. Tour des propositions des uns et des autres à 12 jours des élections.

La gratuité pour certains

Pour EELV (Europe Ecologie-Les Verts) la question ne se pose pas, en cas de dépassement d’alerte, cela doit être mis en place, avec des négociations en interne avec le SYTRAL et les collectivités locales. Pour Claire Deverine, coordinatrice de campagne des Verts “cela ne pose aucun problème de financement car nous comptons bien développer et augmenter le budget des transports”.

Le Front de gauche, s’engage aussi à rendre l’accès gratuit aux transports lors des pics de pollution aux particules fines, “comme l’expérimente par exemple déjà d’autres grandes villes, c’est un enjeu de solidarité mais aussi une responsabilité écologique”, a déclaré Andréa Kotarac, co-tête de liste du Front de gauche.

Tout comme, l’UMP qui répond “Oui sans hésiter, nous sommes favorable pour prendre ce genre de décision si cela est nécessaire pour la ville”, par la voix de Damien Gouy-Perret, attaché de presse pour le compte de Michel Havard, candidat à la mairie de Lyon.

À envisager pour d’autres

Pour le candidat FN, Christophe Boudot, cette hypothèse n’est pas à prendre à la légère, il préfère attendre de voir comment cela peut s’organiser, donc ne pas s’avancer avant d’avoir des chiffres précis. En attendant, il ne veut “surtout pas prendre en otage les citoyens, pour ne pas leur imposer des itinéraires voitures /transports”.

Pour le PS, voici la réponse qu'apporte Gérard Collomb, selon Géraldine Musnier, responsable de communication, “en 2012, ce sont 52 jours de pics de pollution qui ont été comptabilisés sur l'agglomération lyonnaise. (...) La gratuité représenterait donc une perte de recette pour le Sytral de l'ordre de 31 millions d'euros, ce qui est considérable. A cette perte de recette, il convient également de bien apprécier la saturation du réseau que serait susceptible de générer une telle mesure.”
“En effet, poursuit le maire, la gratuité des transports en commun imposerait de devoir faire face à un accroissement significatif de la demande, ce qui nécessiterait par conséquent d'ajouter du matériel (rames de métro, tramways, bus...), du personnel supplémentaire, des coûts de fonctionnement non pris en compte dans les 31 millions d'euros.”

C'est pourquoi Gérard Collomb propose quant à lui de demander au Sytral d'étudier la question et de voir dans quelle mesure il serait possible d'envisager une réduction des tarifs en cas de pics de pollution signalés par les autorités préfectorale, il ajoute que “cela nécessite une véritable étude à conduire en début de prochain mandat en cas de réélection”.

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