Gilles Vesco © P-A Pluquet
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Gilles Vesco : “Le projet de Sarselli et Aulas, c’est une dystopie”

Le monsieur Vélo de Gérard Collomb, baptisé à l’époque Gilles Vesco’v, est sorti de sa retraite politique pour égratigner le binôme Aulas-Sarselli sur les réseaux sociaux. Il leur reproche d’aller contre le sens de l’histoire à Lyon en voulant remettre des voitures dans la ville. Il livre aussi un regard sévère et désenchanté sur le monde politique.

Lyon Capitale : Êtes-vous une grande gueule ?

Gilles Vesco : Je ne sais pas si elle est grande mais je l’ouvre depuis longtemps. C’est une liberté qui a pu me coûter cher. Quand vous l’ouvrez en politique, vous êtes vite barré. Les gens vous considèrent comme ingérable, incontrôlable. C’est un univers dans lequel vous ne faites monter que les gens que vous tenez par un réseau, un emploi ou des promesses.

Dans les systèmes Mercier et Collomb, j’ai eu des responsabilités sur mon travail et pas sur des attaches partisanes, de réseaux ou de copinage mais ça ne dure qu’un temps. À un moment, vous vous faites rattraper par votre liberté. J’ai été le seul élu n’appartenant à aucun parti qui a été à la fois adjoint au maire de Lyon et vice-président de la Métropole de Lyon de 2008 à 2014. Lors de mon dernier mandat, j’étais un simple conseiller délégué mais j’ai pu lancer des projets sur les mobilités urbaines. J’ai démissionné en cours de mandat car je devais changer de voie et me reprofessionnaliser. Je me suis réorienté vers le logement social. Je travaillais avant d’être élu. Je m’étais engagé en politique pour agir concrètement et non pour des raisons carriéristes. Cet engagement dans la cité, c’était une période de ma vie. Pour moi, il était important de travailler avant et après.

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