Restaurateur et président d'association de commerçants, Fabrice Bonnot signe une tribune pour Actu Lyon, en vue des municipales de 2026.
"Le commerce lyonnais n'a plus le temps." À l'approche des élections municipales, le restaurateur et président de l'association des commerçants du quartier Charité-Bellecour dans le 2e arrondissement Fabrice Bonnot tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme, dans un tribune pour Actu Lyon.
Face aux difficultés et à la fermeture de nombreux commerces en Presqu'Île, le restaurateur appelle les élus à agir avant même les municipales du mois de mars. "Lyon traverse aujourd’hui une crise commerciale d’une gravité exceptionnelle, a-t-il écrit. Heure après heure, la situation se détériore. Chaque jour apporte son lot de fermetures, de difficultés supplémentaires et de commerces fragilisés. Nous ne sommes plus dans l’anticipation : nous sommes dans l’urgence absolue."
Très inquiet pour l'état du commerce lyonnais, il parle d'une crise "profonde, durable et désormais hors de contrôle".
Fermetures et baisse de fréquentation
Alors que les fêtes de fin d'année et la Fête des Lumières sont habituellement propices à une légère amélioration, ça n'a toutefois pas été le cas cette année. "La situation de la Presqu’île est aujourd’hui emblématique. Cœur historique et économique de la ville, elle concentre les signaux les plus alarmants : fermetures en cascade, vacance commerciale croissante, baisse continue de fréquentation."
Un état du marché qui inquiète même, selon Fabrice Bonnot, les Lyonnais eux-mêmes. "Les Lyonnais n’attendent plus des promesses. Ils attendent des décisions. Ils attendent des actes", martèle-t-il. "Cette tribune n’est ni une démarche personnelle ni une prise de position politique. Il exprime une inquiétude largement partagée par les commerçants, les habitants et tous ceux qui font vivre Lyon."
"L'alerte est légitime"
Rapidement après la publication de cette tribune, Jean-Michel Aulas s'est emparé de ses réseaux sociaux pour lui répondre. "Le commerce lyonnais est en danger. L’alerte est légitime. On ne peut plus attendre, a-t-il écrit sur X. Je porterai un plan d’urgence en 100 jours pour la Presqu’île et les quartiers commerçants : rétablir les flux, sécuriser l’espace public, simplifier la vie des commerçants, relancer l’animation. 100 jours pour agir. Pas pour promettre : Lyon doit à nouveau faire battre son cœur."
Le commerce lyonnais est en danger. L’alerte est légitime.
— Jean-Michel AULAS (@JM_Aulas) January 24, 2026
On ne peut plus attendre.
Je porterai un plan d’urgence en 100 jours pour la Presqu’île et les quartiers commerçants :
rétablir les flux, sécuriser l’espace public, simplifier la vie des commerçants, relancer l’animation.… https://t.co/SGt5KrLeIF
