Photo d'illustration DZ Mafia. (Photo MIGUEL MEDINA / AFP)
Photo d’illustration DZ Mafia. (Photo MIGUEL MEDINA / AFP)

Opération contre la DZ Mafia : un avocat lyonnais a été arrêté

Un avocat lyonnais a été arrêté dans le cadre d'une vaste opération judiciaire lancée contre la DZ Mafia.

La justice a lancé une vaste offensive contre la DZ Mafia en plaçant en garde à vue 42 personnes, dont les principaux chefs présumés de cette organisation criminelle qui prospère autour du narcotrafic et a étendu ses activités bien au-delà de Marseille.

Préparée depuis plusieurs mois dans la plus grande discrétion par deux juges d'instruction de la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs), le coup de filet baptisé "Octopus" (pieuvre) est piloté par les gendarmes de la section de recherches de Marseille. Il s'est déroulé sur plusieurs départements, notamment les Bouches-du-Rhône, le Var, le Vaucluse et le Gard, selon des sources proches du dossier.

L'avocat déjà été mis en cause pour avoir tenté d'introduire des objets en prison, ce qu'il démentait

Trois des principaux chefs présumés de l'organisation, détenus dans des prisons de haute sécurité, font ainsi partie des personnes placées en garde à vue, de même qu'un avocat lyonnais, soupçonné d'avoir été corrompu, a appris l'AFP d'une autre source proche du dossier, confirmant une information du quotidien Le Parisien.

Amine O., Gabriel O. et Mahdi Z., considérés comme les trois "pères fondateurs" de la DZ Mafia, soupçonnés de piloter leurs activités criminelles depuis leurs lieux de détention, sont ainsi interrogés, selon cette source.

L'avocat est un pénaliste, toujours selon cette source. En décembre, il avait été mis en cause par la presse pour avoir tenté d'introduire des objets interdits en détention dans une des prisons de haute sécurité récemment créées pour recevoir les criminels jugés les plus dangereux, ce qu'il avait fermement démenti sur sa page LinkedIn.

"Il y est affirmé que j’aurais tenté d’introduire des objets prohibés en détention et que j’aurais injurié des surveillants pénitentiaires. Ces affirmations sont fausses et trompeuses. [...] Je me tiens naturellement à disposition pour que les faits soient rétablis [...], et je poursuivrai toutes démarches nécessaires pour que ces informations erronées cessent d’être relayées" avait-il écrit sur son compte.

Contacté par l'AFP, le barreau de Lyon confirme être au courant mais ne veut pas communiquer avant la fin de la garde à vue.

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Ils se surnomment shooters et diffusent leurs exploits sanguinaires sur les réseaux sociaux. Bienvenue dans la France du narcotrafic du XXIe siècle.

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