Emmanuel Macron Collomb Kimelfeld juin 2016
© Tim Douet

Déplacement de Macron à Lyon : Collomb ne donne pas les chiffres

Emmanuel Macron avec Gérard Collomb et David Kimelfeld lors de son déplacement à Lyon, le 2 juin 2016 © Tim Douet

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Emmanuel Macron à Lyon, le 2 juin 2016.

Questionné au conseil municipal sur le coût du déplacement d’Emmanuel Macron à Lyon la semaine passée, Gérard Collomb a continué son éloge du ministre, mais n’a pas donné de chiffres.

Stéphane Guilland © Tim Douet

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Stéphane Guilland.

En ouverture du conseil municipal ce lundi, Stéphane Guilland a questionné Gérard Collomb sur le coût du déplacement du ministre de l'Économie et de l'Industrie, Emmanuel Macron, à Lyon jeudi dernier.

"Le protocole républicain aurait voulu que l'ensemble des élus de la ville et la métropole ait été convié. Nous avons eu affaire à une campagne pour M. Macron, sinon il serait venu parler de l'économie aux Lyonnais et pas d'une éventuelle candidature aux présidentielles. Dans ces conditions, nous regrettons moins de ne pas y être associés. D'autant que dès le lendemain un sondage paru dans Les Échos donnait votre poulain en nette perte de vitesse. Un lien de cause à effet que je ne franchirai pas", a ironisé le conseiller municipal (LR et apparentés) avant de conclure : "Pignol aux fourneaux, GL Events à la technique, policiers municipaux mobilisés..., combien cela a coûté aux Lyonnais ?"

Emmanuel Macron “rompt avec un certain classicisme et une vision stéréotypée et idéologique de l’avenir de la société française”

Gérard Collomb s'est défendu en indiquant que le ministre était venu "défendre le cas de l'usine Arkema à Pierre-Bénite qui, si elle venait à fermer, mettrait sur le carreau mille personnes". "Mais peut-être que cela ne vous intéresse pas", a lancé le maire au conseiller municipal d'opposition.

Le président de la métropole a poursuivi en défendant la vision du ministre de l'Économie : "Il y avait 1000 personnes, ce qui montre que le discours du ministre intéresse. Peut-être parce qu'il rompt avec un certain classicisme et une vision stéréotypée et idéologique de l'avenir de la société française. Depuis une quinzaine d'années, on prend un temps de retard. Et quand je regarde comment de grands pays comme les États-Unis et la Chine prennent un temps d'avance, je me dis que, quand on est dans de petits débats comme le vôtre, notre pays va être en grande difficulté."

Sur le fond, Gérard Collomb confirme tout le bien qu'il pense d'Emmanuel Macron, mais sur les chiffres et le coût de ce déplacement, toujours pas de réponse.

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