Aides sociales : “suppression à vie pour les fraudeurs”

Ce lundi 18 août, Geoffroy Didier, cofondateur du mouvement de la Droite forte, était l’invité de Sud Radio. Au micro de Christophe Bordet, il est revenu sur le sondage calamiteux qui affirme que 8 Français sur 10 ne font pas confiance à l’exécutif. Il a également évoqué la chasse à la fraude aux prestations sociales comme un levier d’économies, proposant d’interdire d’allocations à vie les fraudeurs multirécidivistes.

Selon un récent sondage Ifop-JDD, plus de huit Français sur dix ne font pas confiance à l’exécutif en cette rentrée. "Les Français ont raison", affirme Geoffroy Didier, secrétaire général adjoint de l’UMP au micro de Sud Radio, qui juge que la situation politique du pays est "tout aussi préoccupante que la situation économique". "Ce qui est inadmissible, c’est le décalage que les Français vivent entre les discours et les faits, entre la parole et les actes", appuie le cofondateur de la Droite forte, qui cite en exemple l’inversion de la courbe du chômage, toujours pas amorcée.

"On nous avait promis une croissance à 1 % pour 2014 et on vient d’apprendre que ça fait deux trimestres que la croissance est nulle", tonne ce proche de Nicolas Sarkozy, qui s’emporte contre la volonté du chef de l’État, annoncée "depuis son lieu de villégiature", de maintenir le même cap : "Cela fait un an que l’on nous dit qu’on va nous redonner du pouvoir d’achat, mais ça fait un an que l’on nous fait les poches !"

Mea culpa “à gauche comme à droite”

Geoffroy Didier appelle notamment à un mea culpa des "politiques de gauche et de droite" : "Quand admettront-ils de dire qu’ils ont échoué, qu’ils ont fait des erreurs ?"

Un mea culpa dont devrait s’acquitter l’ancien chef de l’État ? "Nicolas Sarkozy n’a pas échoué. Il a su limiter les effets de la crise, mais tout n’a pas été bien fait et chacun doit admettre ses erreurs et tirer les enseignements du passé", explique Geoffroy Didier, qui affirme que les autres pays sont sortis de la crise, "même les mauvais élèves de l’Europe comme l’Espagne", alors que la France y est encore empêtrée.

Sa solution pour redresser la barre ? Une baisse des charges "sans contrepartie" pour les entreprises et la suppression des seuils sociaux (obligations sociales à partir d’un certain nombre de salariés). "Il faut arrêter le financement public des syndicats, qui doivent vivre uniquement des cotisations de leurs adhérents", ajoute-t-il.

Interdire à vie les allocations sociales aux fraudeurs multirécidivistes

Mais des économies ne peuvent-elles pas être réalisées sur les prestations sociales ? L’allocation de rentrée, versée ce mardi, ne doit en tout cas pas être supprimée selon le cadre de l’UMP : "Toutes les catégories moyennes et populaires ont tellement été matraquées qu’on ne peut plus leur enlever des allocations ici et là."

Pourquoi ne pas s’attaquer à l’allocation chômage ? "Oui, mais il faut d’autres sources d’économie bien plus importantes", affirme le cofondateur de la Droite forte, qui préconise de "s’attaquer à la fraude aux allocations sociales", plutôt que de laisser ceux qui respectent la loi "voir leurs aides dégraissées". "Selon un rapport parlementaire, il y a chaque année plus de 20 milliards d’euros de fraude aux aides sociales en France, soutient Geoffroy Didier. Pourquoi n’est-on pas plus sévère avec eux ?" Et l’homme d’avancer une proposition de son mouvement : "Nous voulons interdire à vie les allocations sociales aux fraudeurs multirécidivistes. Ce n’est ni une proposition de droite, ni à la droite de la droite. C’est une proposition qui est saine."

Retour de Sarkozy : “une question de désir”

Au sujet de l’éternel retour de Nicolas Sarkozy, si Xavier Bertrand parle de faux suspens, pour Geoffroy Didier il est surtout question de "désir" du retour de l’ancien président émanant des sympathisants et des militants UMP. "Nicolas Sarkozy dira fin août, début septembre ce qu’il souhaite faire", glisse le secrétaire adjoint du parti, qui estime que Nicolas Sarkozy incarne "l’autorité dont le pays a besoin face à l’amateurisme".

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3 commentaires
  1. Lucpo - 19 août 2014

    Ben et alors? ils vont vivre de quoi les fraudeurs??? encore une mesure discriminatoire !!!

  2. romu002 - 19 août 2014

    M. Didier a t-il également des propositions visant à encadrer la rémunération de petits parasites politiques incapables de se faire élire au suffrage universel, mais qui touchent néanmoins de substantielles rémunérations ?

  3. romu002 - 19 août 2014

    ...et j'imagine qu'il propose également la radiation à vie des partis politiques et hommes politiques qui bidouillent leurs comptes de campagne ?

  4. populiste - 20 août 2014

    Je ressens chez le susnommé romu002 un bon petit gauchiste du style je crée 60 000 emplois de profs alors qu'il y 100 000 délégués permanents...

  5. romu002 - 21 août 2014

    Non, désolé de déplaire à votre instinct primaire de tout catégoriser de façon binaire. Tout simplement quelqu'un qui essaie d'avoir un peu de bon sens : pénaliser les fraudeurs et les exclure à vie dues dispositifs d'aide ? Chiche ! Mais faisons de même avec ceux qui donnent des leçons à longueur de journée et qui traînent derrière eux des batteries de cuisine. Commençons par exemple par Alain Juppé, qui prétend accéder à rien de moins qu'à la Présidence de la République !

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