Heurts et rancœurs entre Collomb et Broliquier

L'inauguration des nouveaux aménagements de la place Bellecour hier, mercredi 10 juillet, a été l'occasion d'une querelle implicite et polie entre le maire de la ville de Lyon et le maire (UDI) du 2e arrondissement.

Denis Broliquier avait déjà poussé un coup de gueule contre Gérard Collomb mardi soir en conseil communautaire du Grand Lyon, l'accusant d'avoir un comportement "anti-démocratique" (lire ici). Il enrageait de ne pas avoir été tenu informé des projets de rénovation du centre d'échange de Perrache. Mercredi soir, l'inauguration des nouveaux aménagements de la place Bellecour (lire ici) a aussi été l'occasion d'une passe d'armes.

En reprenant l'historique des politiques de réaménagement de la place Bellecour, le maire du 2e arrondissement a ouvert les hostilités en insistant sur l'extrême lenteur du processus décisionnel de la mairie de Lyon et sur la lutte réelle que cela avait été pour la mairie du 2e arrondissement. A cela, Gilles Buna, adjoint au maire, l'a remercié avec ironie en rétorquant : "Si vous n'aviez pas engagé la requalification de la place, nous y aurions pensé tout seuls."

Puis, ce fut le tour du maire de Lyon de contre-attaquer. Prenant un air malin, il a sorti l'arme double de la citation et de la philosophie antique en envoyant l'expression "Sustine et abstine", en latin, en grec et en français ("Supporte et abstiens-toi"), façon implicite et codée de faire taire Broliquier. Il a remercié tous les élus, précisant que "certains avaient été plus actifs que d'autres, d'autres plus commentateurs que les uns..." Il a ensuite mentionné l'affaire des marronniers, dont le projet d'abattement avait été le sujet d'une pétition qui aurait été relayée par la mairie du 2e arrondissement. Et pour clore le discours : la diffusion de la chanson Lyon Presque'île de Benjamin Biolay !

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