Discours de Macron à Versailles : ce qu’en pensent les députés du Rhône

“Mise en perspective un peu philosophique” pour les uns, “discours assez creux” pour les autres, après l’allocution d’Emmanuel Macron devant le Congrès réuni à Versailles les députés du Rhône ont réagi au micro de Lyon Capitale.

Réduction d’un tiers du nombre d’élus au Sénat et à l’Assemblée nationale, réforme du Conseil économique, social et environnemental, suppression de la Cour de justice de la République, introduction d’une “dose” de proportionnelle pour l’élection du Parlement ou encore levée de l’état d’urgence d’ici l’automne. Voilà les principales annonces faites par Emmanuel Macron devant le Congrès, lundi après-midi, dans un discours de plus d’une heure dont l’ambition était de définir le fil conducteur de l’année à venir.

De cette intervention, Jean-Louis Touraine, ancien député PS et désormais LREM de la 3e circonscription du Rhône, retient essentiellement la “mise en perspective un peu philosophique.” “Il y a des mesures immédiates, mais qui s’inscrivent dans une conception que l’on a, ajoute l’élu. Ce n’est pas fréquent que les chefs d’État disent ce qui inspire les mesures.

“La punkitude de l’Assemblée n’est pas intéressante”

Bruno Bonnell, lui, évoque “un moment solennel.” “C’était différent d’un meeting, le président avait une posture de pédagogie et d’affirmation de la politique, pas d’acte de séduction, estime le député LREM de la 6e circonscription. Il n’y a pas eu de surprise, je n’en attendais pas. On a toujours dit qu’on voulait une réduction des parlementaires. C’était un discours fondateur et le cap qui avait déjà été formalisé à travers un certain nombre de promesses de campagne a été précisé.” Le député souligne également l’absence de certains élus de la France insoumise et en particulier de Jean-Luc Mélenchon : “La punkitude de l’Assemblée n’est pas intéressante”, rétorque-t-il.

“Ce n’était pas un grand discours, c’était assez creux”

De son côté, Bernard Perrut, député LR de la 9e circonscription, retient particulièrement ce qui a été dit à propos des réformes institutionnelles et se dit “favorable à la volonté de restreindre la prolifération législative” mais estime que “réduire le nombre de circonscriptions va désavantager les territoires ruraux et la proportionnelle va renforcer le rôle des partis.” Également présent à Versailles, Patrice Verchère a, lui, une autre interprétation de l’allocution d’Emmanuel Macron. “Il nous avait annoncé une intervention historique, il n’en a rien été. Ce n’était pas un grand discours, c’était assez creux, je n’ai rien appris, explique le député LR de la 8e circonscription. Il y avait un côté solennel sur la forme, mais rien sur le fond.” L’ancien maire de Cours-la-Ville attend désormais le discours de politique général d’Édouard Philippe, ce mardi après-midi et espère qu’il sera “plus détaillé, notamment à propos de la réforme du droit du travail ou sur la baisse des charges”, mais aussi qu’il sera axé “sur les priorités des Français, c’est-à-dire le pouvoir d’achat, l’emploi et la sécurité.” Chose qui n’inquiète pas Bruno Bonnell : “là encore ce ne sera pas une surprise, il n’y a pas d’ambiguïté entre le discours du président et celui du Premier ministre, qui va faire de l’exécution.

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