Devant la cour d'appel de Lyon - © Elie Guckert
Devant la cour d’appel de Lyon – © Elie Guckert

La famille de Mohamed, tué en 2001, se bat contre la prescription

Soulignant le délai de prescription de dix ans, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Lyon a ordonné la libération du sexagénaire ayant avoué le meurtre de Mohamed Abdelhadi. La plainte de la famille, qui date de 2008 aurait pu remettre en cause la prescription, mais elle a été perdue par la police.

Un scandale judiciaire pour la famille de Mohamed Abdelhadi. Le meurtrier du jeune homme, tué en 2001, à l'âge de 21 ans, à Limas, dans le nord du département du Rhône, risque de ne jamais être jugé. En dépit d'aveu circonstanciés du principal suspect, qui lui ont valu deux ans de préventive, et de la découverte du corps dans une forêt du Beaujolais. En cause le délai de prescription de 10 ans.

"Justice pour Mohamed"

La plainte de la famille pour disparition inquiétante déposée au commissariat de Villefranche-sur-Saône en 2008 aurait dû constituer un acte de nature à interrompre ce délai de prescription, mais elle a été perdue. Et les traces électroniques qui subsistent de cette plainte, ne constituent pas un élément suffisant, selon l'état du droit français. Autant d'éléments qui conduisaient la chambre de l'instruction à prononcer, à la fin du mois de mars, la libération du sexagénaire ayant avoué le meurtre de Mohamed en 2016.

Consternée à l'annonce de la décision, la famille de Mohamed avait immédiatement formé un pourvoi en cassation, dès le 29 mars, par la voix de son conseil, le Lyonnais David Metaxas. Ce dernier dénonce une "faute lourde des ministères de la Justice et de l’Intérieur". L'avocat était présent aux côté de la famille, ce vendredi, à Villefranche, à l'occasion d'une réunion publique organisée par le collectif "Justice pour Mohamed". Des proches qui s'étaient déjà mobilisés à Lyon, devant les 24 colonnes, il y a trois semaines. Ils demandent la tenue d'un procès et espèrent mobiliser afind de trouver écho auprès de la cour de cassation.

 

 

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