Stéphanie Léger, adjointe à l’éducation, défend la stratégie de la Ville de Lyon face à un choc démographique inédit dans les écoles publiques.
Cet entretien fait partie du dossier de Lyon Capitale consacré aux conséquences de la baisse démographique sur les écoles lyonnaises. Fermetures de classes, baisse des effectifs, réorganisation des moyens : la municipalité détaille sa stratégie face à une transformation profonde du paysage scolaire.
Lyon Capitale : L’école lyonnaise a perdu 15 % de ses effectifs depuis 2020. Comment la municipalité appréhende-t-elle ce déclin démographique ?
Stéphanie Léger : Je ne me satisfais pas de la situation actuelle. L’Éducation nationale profite de cette baisse pour rationaliser les moyens, alors que ce devrait être une opportunité pour renforcer l’encadrement. À Lyon, la moyenne d’élèves par classe est passée de 30 à 25 entre 2020 et 2026, mais pour que les conditions soient jugées “correctes” par les enseignants, il faudrait descendre entre 20 et 22. C’est d’autant plus nécessaire que nos écoles accueillent de plus en plus d’enfants en situation de handicap, de familles migrantes ou en très grande précarité dormant à la rue. Moins d’élèves, c’est aussi moins de bruit et une meilleure occupation des espaces comme la bibliothèque ou la cour, mais seulement si l’encadrement humain suit.
Quels sont vos leviers d’action face au rectorat pour limiter les fermetures de classes ?
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L’école lyonnaise face à la baisse de la natalité