Péristyle – Les musiciens de Ajate

Programmation estivale non identifiée à l’opéra de Lyon

En juillet, le festival du péristyle nous en fait voir de toutes les couleurs à l'opéra ! Les nuits de Fourvière et le retours des Jeudis des musiques du monde au jardin des Chartreux complètent la programmation musicale de l'été à Lyon.

Relooké l’an dernier grâce à l’arrivée d’Olivier Conan, responsable de l’excellente programmation “Opéra underground”, le festival estival du péristyle s’affiche résolument moins jazz et dangereusement crossover. On pousse les tables et les chaises : ça va danser ! Mais d’une drôle de manière, puisque les formations invitées ont toutes la particularité d’être sauvagement à part, à l’instar du violoniste libre-penseur Olivier Manchon et son Orchestre de chambre miniature ou de l’iconoclaste clarinettiste klezmer new-yorkais Michael Winograd.

On enchaîne avec un “mois de l’accordéon” – le hasard des tournées en a voulu ainsi. C’est le roi de l’accordéon latino Carmelo Torres qui s’y colle le premier, avec sa cumbia de San Jacinto (ville colombienne proche de Bogotá), accompagné par son orchestre Cumbia Sabanera. Changement radical de style avec un autre projet bâti autour du même instrument, mais bien moins tradi : avec Impérial Orphéon, on est dans la digestion compulsive d’à peu près toutes les musiques probables, pour un résultat improbable.

On dépose l’accordéon le temps d’une semaine à peine, mais qui s’en plaindra en découvrant qu’une bande de Japonais curieusement inspirés répondant au nom d’Ajate a eu l’idée il y a quelques années d’un concept syncrétique nigériano-nippon. Sur le papier, on n’est pas certain que cela fonctionne mais paraît-il que si ! Jugez plutôt : les dix musiciens d’Ajate jouent de l’afrobeat à l’aide d’instruments traditionnels japonais voire d’hybrides en bambou faits maison… On vous laisse (songeur) avec le pitch en attendant de juger sur pièces.

Pour finir, encore une curiosité de taille : Altavoz, une formation articulée autour d’un instrument insolite, l’accordéon Farfisa. Imaginez un orgue analogique 70s avec des boutons à la place du clavier… Le reste de l’instrumentarium ne détonne pas puisqu’on y retrouve jouets et klaxons, pour une musique joyeuse et colorée, psychédélique à souhait.

  • Festival du péristyle – Jusqu’au 20 juillet à 19h, 20h15 et 22h au péristyle de l’opéra www.opera-lyon.com

[Article publié dans Lyon Capitale n° 790 – Juillet-Août 2019]

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