Nuits de Fourvière : un bilan mitigé et une "Gréco" malédiction

Mais 2008 vient de mettre un coup de frein à cette ascension folle, affichant 83,5 % de remplissage contre 84,5 % l'année dernière. Soit une baisse d'un point. "Pour rappel, l'édition 2007 avait connu la fréquentation la plus importante de l'histoire du festival", plaide l'équipe des Nuits.

Cette année, les théâtres romains ont toutefois accueilli quelques prestations mémorables, dont celles de Léonard Cohen et de Moriarty. Cette dernière date, illuminée par le folk des jeunes Français, aurait d'ailleurs pu être l'une des meilleures du festival si l'autre groupe programmé, Beirut et son fabuleux orchestre balkanique, n'avait dû être remplacé par les inconsistantes frangines de CocoRosie. Mais les impondérables font partie du jeu à Fourvière, tels que les intempéries et les maladies qui ont poussé, comme chaque année, à plusieurs annulations (l'"Andromaque" de Jean-Christophe Saïs, les lectures de Marianne Faithfull et, donc, Beirut). Autres impondérables, l'aphonie ou la chute, autant de formes prises par la malédiction qui semble peser sur la venue de Juliette Gréco à Lyon, plusieurs fois programmée, à chaque fois annulée. Pour vérifier cela, il faudrait renouveler l'invitation à la dame l'an prochain. Chiche ?

Dalya Daoud

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