Nuits de Fourvière 2012 © Julien Rambaud
Nuits de Fourvière 2012 © Julien Rambaud

Nuits de Fourvière : 5 concerts qu'il faut aller voir !

Pop, rock, jazz, folk…  les concerts vont résonner au théâtre antique de Fourvière en juillet. Voici le choix (très subjectif) de la rédaction de Lyon Capitale. 

© Jeremiah

Birds on a Wire
Histoire d’aborder l’été en douceur, rien de tel que la soierie musicale délivrée par le duo Dom La Nena (chanteuse et violoncelliste) et Rosemary Standley (chanteuse de Moriarty, entre autres choses) depuis pas loin d’une décennie. À savoir des reprises baroques pop résolument minimalistes s’attaquant aux répertoires classiques (et modernes) aussi bien qu’aux incunables de la pop contemporaine (John Lennon, Leonard Cohen, Pink Floyd) ou aux folklores divers et variés (brésiliens, italiens…).

C’est d’une délicatesse et d’une invention absolues mêlées à des qualités d’interprètes et une alchimie entre les deux jeunes femmes qui confine au surnaturel. Le petit plus de ce concert (elles se sont souvent produites à Lyon), c’est l’accompagnement par la Maîtrise de l’Opéra, le chœur des enfants de la grande maison lyonnaise, sur des arrangements de Mike Smith. Mardi 5 juillet


Andrew Bird
Les amateurs de pop indé US ont sûrement trouvé le temps long concernant Andrew Bird. On n’avait effectivement plus beaucoup vu l’homme-orchestre de Chicago sur une scène lyonnaise depuis longtemps. C’est d’autant plus dommage que ses concerts, fait de boucles envoûtantes au violon et à la guitare et de compositions pointues, sont toujours des expériences confinant à l’hypnose. Ici d’autant plus puisque Bird a été désigné pour donner le traditionnel concert servi en compagnie de l’ONL (qui est toujours une merveille). Et doublement puisque les arrangements de cordes sont signés d’un génie en la matière, son ami Gabriel Kahane.
Mardi 12 juillet


Midnight Oil
À l’heure où nous écrivons ces lignes il fait déjà 40 degrés à l’ombre et peut-être en fera-t-il 50 à l’heure où vous les lirez. Ou à celle où Midnight Oil montera sur la scène d’un théâtre antique aux pierres brûlantes. La présence du groupe australien ne pourrait être plus à propos qu’en cette période où la catastrophe écologique prend ses plus beaux atours de fin du monde programmée, lui, le groupe donc, qui chantait jadis, quand tous ces problèmes nous passaient au-dessus, “comment dormir quand nos lits sont en feu ?”. Le tube s’appelait Beds are burning, hantait longtemps le Top 50 (autre époque, donc) et révélait sans doute le premier groupe de rock à conscience écologique (son chanteur, le géant Peter Garrett, fut ministre de l’Environnement en Australie). Qu’il fera doux reprendre en chœur cette prophétie, le dos mouillé de sueurs froides.
Jeudi 14 juillet

Archie Shepp
À 85 ans, Archie Shepp est toujours d’une prime jeunesse. En témoignent sa longévité scénique et sa propension à s’acoquiner avec des jeunots. Dernièrement, avec Jason Moran, le pionnier du free jazz ayant enregistré avec le pianiste, Let my people go, un album revenu aux sources du gospel et de ses standards, qu’il a beaucoup plus approché qu’on ne le penserait. Où l’on retrouve ces classiques entrés dans l’inconscient collectif comme Go down Moses ou Sometimes I feel like a motherless child dans une ébauche d’épure qui laisse toute la place à l’organe tellurique de ce morceau d’histoire noire qu’est Archie Shepp. Il faut absolument venir prendre une leçon d’histoire avec Archie. De jouvence aussi.
Samedi 16 juillet


Agnes Obel
C’est une petite jeune femme blonde au regard transparent comme le paysage musical en compte des centaines mais celle-ci a quelque chose de particulier dans la manière qu’elle a d’envoûter son monde avec un charme glacé. Une espèce de distance qui tient en respect le folk, le jazz et la musique classique sans jamais se permettre avec ces genres la moindre familiarité. L’ensemble véhicule une sorte de grâce en demi-teinte qui a quelque chose de protestant, de kierkegaardien, jusqu’à une sorte de vertige poli. Et c’est toujours fascinant, surtout en concert.
Lundi 25 juillet


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