Delphine Coulin
Delphine Coulin © JF Paga/Grasset

Delphine Coulin, la guerre au féminin

C’est un roman d’une extrême dureté que Voir du pays de Delphine Coulin, l’un des événements de la dernière rentrée littéraire.

La jeune écrivaine y décrit les difficultés de deux amies, de retour en France après avoir connu la guerre d’Afghanistan au sein de l’armée française.

Face aux blessures, aux violences (sexuelles ou non), à la mort de proches, il ne leur reste que l’amitié. Elles se retrouvent dans un luxueux hôtel de Chypre où elles tentent de revenir doucement à la vie “normale”. Chose quasi impossible quand les stigmates corporels et psychiques sont si profondément incrustés au plus profond d’elles-mêmes.

L’écriture de Delphine Coulin, intense, forte et imagée, soumet les nerfs du lecteur à rude épreuve. Tout en retraçant avec précision les jours et les nuits agités de ses deux jeunes héroïnes durant leur séjour chypriote.

Delphine Coulin participera à la table ronde “Les jeunes romanciers face à la guerre”, le 23 mai aux Subsistances.
à lire également
Fête du livre de Bron 2018, hippodrome de Parilly © Paul Bourdrel
En inscrivant sa programmation dans la thématique “Une soif d’idéal”, la Fête du livre de Bron a trouvé une fois encore un terreau propice à la réflexion et à la lecture, multipliant notamment, outre les grands auteurs, les approches audacieuses de la lecture publique.
Faire défiler vers le haut