Le maire de Vaulx-en-Velin, Abdelkader Lahmar, est revenu ce vendredi 18 septembre sur la possible annulation du scrutin des dernières élections municipales.
"Nous ne sommes pas là pour dénoncer, mais pour souligner." C’est par ces mots qu’Abdelkader Lahmar a ouvert sa conférence de presse ce vendredi 18 septembre à Vaulx-en-Velin. Six mois après sa victoire aux élections municipales, le maire LFI doit désormais faire face à la possibilité d’une nouvelle élection.
Le 14 septembre dernier, la rapporteure publique du tribunal administratif de Lyon a préconisé l’annulation du scrutin. À Vaulx-en-Velin, 693 bulletins de la liste menée par Christine Bertin avaient été considérés comme nuls au second tour, celle-ci ayant oublié de faire figurer la nationalité néerlandaise d’une colistière sur les bulletins. L’écart de voix n’étant que de 104 entre Abdelkader Lahmar et Hélène Geoffroy, la rapporteure publique a estimé que cela pouvait remettre en cause la sincérité de l’ensemble du scrutin.
"On ira jusqu’au bout"
Devant les journalistes, le maire a rappelé que deux recours ont été déposés après le scrutin et affirme que le second lui est parvenu un mois et demi après l’élection. Il dénonce également les différents arguments avancés durant l’audience, estimant que certains éléments ont contribué à jeter le discrédit sur son élection. "En fait, tout a été fait pour nous décrédibiliser", affirme-t-il.
"Il n’est pas question aujourd’hui de dire qu’on remettra en question une décision judiciaire. Le juge fera son travail à partir de la loi et de la jurisprudence", souligne-t-il. Mais il prévient : "on ira jusqu’au bout. Le Conseil d’État statuera, et après on n’aura plus d’autre possibilité d’appel. Mais on va se battre jusqu’au bout parce que c’est une injustice".
Abdelkader Lahmar est aussi revenu sur la journée du 22 mars. Selon lui, les services de la préfecture auraient contacté la mairie à 9h55 pour demander le retrait des bulletins concernés, en raison de l’absence de la mention de la nationalité néerlandaise d’une colistière. Le maire affirme que cette demande n’aurait pas été immédiatement suivie d’une information officielle permettant aux bureaux de vote de retirer les bulletins. Une consigne écrite serait finalement arrivée à 19h50, indiquant que ces bulletins étaient nuls. Entre-temps, le scrutin s’était déroulé normalement. "En fait, on avait la possibilité de ressortir ces bulletins et de les réintégrer. La voix de ceux qui avaient voté pour elle aurait été représentée", estime-t-il.
"En cas de nouvelle élection, on y retournera"
Si le tribunal administratif venait à annuler le scrutin, Abdelkader Lahmar affirme qu’il participerait à une nouvelle élection, tout en refusant de donner pour l’instant une réponse définitive sur sa propre candidature. "En cas de nouvelle élection, on y retournera", assure-t-il, avant d’appeler à ne pas raviver les tensions dans la commune. "Aujourd’hui, la ville aspire à la tranquillité et les Vaudais nous attendent sur notre programme. Il ne faudrait pas que cette confusion vienne perturber notre ville", estime l'édile.
La décision du tribunal administratif de Lyon est désormais attendue. Selon Abdelkader Lahmar, elle pourrait intervenir à la fin de la semaine prochaine, alors que les élections sénatoriales doivent se tenir le 27 septembre. Il redoute une potentielle décision rendue tardivement, qui laisserait peu de temps pour faire appel. En attendant le jugement, le maire assure vouloir continuer à exercer son mandat.
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