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Trop c'est trop, des collégiens se rebellent contre la surconsommation

Réseaux sociaux, fast fashion, jeux vidéo, puffs, smartphones… Cinq classes de collégiens de la métropole de Lyon ont enquêté sur la surconsommation sous toutes ses formes. Leurs conclusions sont sans appel.

Voici le millésime 2026 du Petit Journal métropolitain, un journal pas tout à fait comme les autres puisqu’il a été entièrement pensé, écrit et illustré par des collégiens de la métropole de Lyon.

Ce projet est né d’une rencontre entre cinq classes, un journaliste de Lyon Capitale et un dessinateur de presse de l’association Ça Presse. Des mots et des images. À raison de six heures par collège, on a appris à fabriquer une information, à la vérifier et à la mettre en forme. On a découvert qu’un dessin peut dire, en quelques traits, ce qu’un long discours peine à exprimer.

Le sujet exploré : la surconsommation. Chaque jour, on achète, on scrolle, on regarde, on jette. Des vêtements qu’on ne porte qu’une fois, des vidéos qu’on oublie aussitôt, des notifications qui n’en finissent plus. On vit dans un monde qui nous pousse à vouloir toujours plus, plus vite, plus fort, plus neuf. Mais à quel prix ? Un thème qui nous concerne tous directement, jeunes et moins jeunes. Les élèves ont enquêté, débattu, dessiné. Ils ont appris que l’esprit critique ne s’improvise pas mais qu’il se travaille, exactement comme l’écriture ou le trait de crayon. Ce journal est leur voix collective. On espère qu’il vous fera réfléchir autant qu’il nous a transformés.

Une version papier du Petit journal métropolitain (avec une sélection d'un article par collège) sera également distribué à l'occasion du festival Ça Presse, premier festival européen dédié au dessin de presse, ce week-end à l'Hôtel de Ville de Lyon. Au programme :  expositions, rencontres publiques, ateliers, débats, performances dessinées, projections, et moments de création collective, réunissant dessinateurs, journalistes, chercheurs, éditeurs et publics de tous âges. Rendez-vous du vendredi 6 au dimanche 8 mars de 10h à 18h et dimanche de 10h à 17h.

Dessinateur référent : Xavier Lacombe
Journaliste référent : Guillaume Lamy (Lyon Capitale)

L’association lyonnaise Ça Presse développe depuis plusieurs années des actions d’éducation aux médias, en mobilisant notamment le dessin de presse comme outil pédagogique, critique et artistique. Pour l’année scolaire 2025/2026, nous lançons, avec le soutien de la Métropole de Lyon et du Centre français d'exploitation du droit de copie, un projet inter-collèges visant à la création d’un journal collectif réalisé par cinq classes de collégiens métropolitains.

Le Petit journal métropolitain 2026 a été édité par Lyon Capitale

Collège Paul-Éluard, Vénissieux - Classe de 4e2

Référente du projet : Margaux Arquilliere, professeure de lettres modernes
Élèves : Camilia, Zakaria, Youssef, Chayma, Djenna, Mohamed, Assil, Mounia, Manel, Romaïssa, Amir, Rehane, Leticia, Maïssara, Elissa, Berat, Ratil,Bonheur, Mélyna, Ines, Meilys, Ayem, Ambrine, Rayan, Imane, Yassine

Le média en ligne Siècle Digital donne une information plus frappante : 75 % des moins de 13 ans utilisent au moins un réseau social de manière régulière. Pourquoi passe-t-on autant de temps sur les réseaux, et plus particulièrement sur TikTok ? Selon la plateforme BioBrain (une plateforme santé créée par des spécialistes), le cerveau réagit à la dopamine. La dopamine incite à scroller les vidéos sur TikTok. De plus, selon un article du journal Okapi (15 octobre 2023), les extraits musicaux qui tournent en boucle sur TikTok tournent aussi dans nos têtes : TikTok utilise la musique pour nous hypnotiser.
Le problème, c'est que ces vidéos courtes perturbent la concentration du cerveau. TikTok entraîne donc une baisse de l'attention chez les ados, ce qui rend plus difficile la concentration en classe sur les tâches longues, d'autant que sur TikTok, aucun contrôle n'est mis en place pour vérifier l'âge des inscrits, censés avoir 13 ans. Une nouvelle loi devrait bientôt interdire l'inscription des moins de 15 ans (sauf en cas d'accord parental).

Camilia, Zakaria, Youssef, Chayma, Djenna

Leur vente est interdite aux mineurs depuis février 2025, mais les puffs sont toujours utilisées et vendues sur les réseaux sociaux et en magasin. En France, avant l'interdiction en février 2025, les puffs avaient vu leurs ventes augmenter rapidement après leur arrivée en 2021.
Mais en fait, c'est quoi la puff ? La puff est une cigarette électronique jetable avec un réservoir de liquide aromatisé. Dedans, il y a de la nicotine, de la glycérine végétale, du propylène glycol et des arômes. Sa durée de vie dépend de son utilisation. Si on fume la puff quotidiennement, ça ne durera pas plus d'une semaine. Elles contiennent en moyenne 600 à 700 bouffées (Santé Magazine, février 2025). La puff est moins nocive que la cigarette : la puff, c'est moins de substances toxiques, mais incertitude des effets à long terme et la cigarette est pleine de substances cancérigènes, avec une mortalité 7 500 décès par an en France (OMS 2021).
Quels son les dangers de la puff ? Les puffs posent un problème concernant la santé des jeunes, mais aussi pour l'écologie. Tout d'abord, les packagings sont multicolores, la puff a des saveurs sucrées et c'est simple de l'utiliser. Cela plaît donc aux jeunes. De plus, c'est un danger pour les non-fumeurs, une initiation à la dépendance. Selon l'Académie nationale de médecine, cela crée un risque fort chez les jeunes (28 % des utilisateurs de puff vont vers d'autres formes de cigarette). Enfin, leur utilisation n'est pas écologique car les jeunes les jettent souvent par terre et leurs batteries ne sont pas recyclables.

Mohammed Assil, Mounia, Manel, Romaïssa

Parmi les adolescents, qui sont beaucoup sur les réseaux sociaux, Shein est la deuxième plateforme la plus utilisée, selon le journal Ouest-France. Chaque mois, ils dépensent 97 euros sur Shein, notamment pour les achats de vêtements, avec une augmentation de 27,6 % en 2022 à 38,4 % en 2024. Les ados sont addicts aux achats en ligne car ils n'ont pas besoin de se déplacer, il y a des promotions permanentes, des prix bas... Un article de La Provence (12 janvier 2026) explique que le géant chinois organise des jeux pour pousser les adolescents à acheter sur Shein, Temu.
Comment Shein peut-il proposer des prix aussi bas (14 euros pour un jean) ? Cela s'explique notamment parce que la main-d'œuvre est beaucoup moins chère qu'en France. De plus, quand on regarde les publicités, les vêtements paraissent de bonne qualité, mais quand on les reçoit, ils sont de mauvaise qualité. Selon l'association UFC Que Choisir, certains objets sont même dangereux car ils sont mal fabriqués et ne respectent pas nos normes.

Amir, Rehane, Leticia

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Selon l'Insee, en France, 94 % des 15-29 ans possèdent un smartphone. Chaque année, chaque marque sort un nouveau téléphone. En moyenne, selon l'Arcep, les Français gardent leurs téléphones 2 à 3 ans. Pourtant, l'Arcep estime qu'ils pourraient durer 5 à 10 ans. Pourquoi des changements aussi rapides dans ce cas ? Tout d'abord, l'obsolescence programmée : c'est quand le constructeur réduit la durée de vie du téléphone en faisant exprès. En France, 42 % de personnes disent qu'elles ont au moins un problème avec leur smartphone (batterie dégradée, stockage saturé, lenteur, etc.). De plus, les publicités, etc. donnent envie d'acheter le nouveau modèle chaque année. Par exemple, les influenceurs sont payés par les marques pour faire des publicités et pour que les gens achètent. Les opérateurs proposent des prix qui ont l'air intéressants alors qu'ils font des forfaits plus chers. Cela pose problème car changer de téléphone tous les ans coûte très cher : par exemple, l'iPhone 17 Pro Max coûte plus de 1 500 euros. De plus, la surconsommation de smartphones pollue : la conception est polluante et les téléphones sont faits de terres rares. Il est également encore difficile de les recycler. Des solutions existent pourtant : garder son téléphone plus longtemps, essayer de conserver nos téléphones plusieurs années, remplacer les pièces endommagées, acheter des téléphones d'occasion...

Maïssara, Elissa, Berat, Ratil

Selon une enquête de l'ANSES (janvier 2026), les plus de 13 ans privilégient un usage social : réseaux sociaux portés par la vidéo (YouTube, Snapchat, Instagram, TikTok). On peut vraiment parler d'addiction. Les applications comme TikTok ou YouTube sont faites pour retenir notre attention grâce à des notifications, des vidéos courtes et des algorithmes. Cela pousse les ados à une forme d'addiction.
L'addiction, c'est quoi ? Une addiction, c'est du temps passé sans se rendre compte. Les ados peuvent passer des heures sur leur téléphone à scroller sans voir le temps passer. Le problème, c'est que cela impacte la santé des jeunes : les adolescents sont de plus en plus fatigués. Ils n'arrivent pas à dormir, les écrans abîment les yeux et endommagent le cerveau, ce qui est dangereux pour eux. De plus, cette utilisation empêche d'autres activités comme faire du sport, jouer avec ses frères et sœurs... Selon un rapport de l'OMS, environ 11 % des adolescents en France présentent des signes d'un usage abusif des réseaux sociaux. La solution serait de limiter les écrans, faire plus d'activités ou sortir, et se socialiser en se faisant des ami(e)s.

Bonheur, Mélyna, Ines, Meilys

Les jeux vidéo les plus joués en 2025 par les adolescents sont Fortnite, Call of Duty, GTA V, Minecraft et Roblox. Beaucoup de jeunes dépensent pour acheter de l'argent virtuel sur ces jeux : des V-bucks, Robux, etc. qui servent à acheter des skins (personnages), des abonnements ou des bonus. Cela coûte peu à l'achat, mais beaucoup sur la durée.
Pour avancer plus vite ou être comme les autres, certains dépensent de l'argent sans toujours s'en rendre compte, jusqu'à devenir addicts aux jeux vidéo. Souvent la dépendance est liée à la dopamine (neurotransmetteur qui est libéré lors du jeu et qui est associé au sentiment de plaisir). Les médecins appellent cela le circuit cérébral de la récompense : jouer libère la dopamine, ce qui peut provoquer un besoin très fort de jouer pour avoir de la satisfaction.
Les jeux sont faits pour donner envie d'acheter encore, avec des récompenses et des promotions. Comprendre ces mécanismes permet de mieux gérer son argent et de jouer sans trop dépenser, mais aussi d'éviter de passer trop de temps sur les jeux vidéo.

Ayem, Ambrine, Rayan

Collège Émile-Malfroy, Grigny - Classe de 4e1

Référente du projet : Léa François, professeure d’histoire et géographie
Élèves : Naélia, Azany, Leyna, Jade, Ange, Jinane, Jasmine, Donia, Lyna, Rédouane, André, Imane, Louise, Mélia, Alice, Esteban, Abou-Ziane, Khalil,Maxence, Léo, Lucas, Nahim, Nahel, Kais, Ademe, Jessim.

L'influence des créateurs de contenu sur les jeunes consommateurs ne cesse de croître. Selon une étude de Comarketing-news.fr (2 octobre 2018), 59 % des 18-24 ans ont découvert des produits grâce aux influenceurs. Plus impressionnant encore : 63 % des Français pensent que les ventes sont impactées par ces créateurs de contenu, et 40 % leur font plus confiance qu'à la publicité traditionnelle. Enfin, 41 % des consommateurs ont déjà abandonné ou recommandé un produit suite aux conseils d'un influenceur.
Depuis quelques années, les marques d'influenceurs se multiplient sur le marché de la beauté. Si certaines s'arrêtent aussi vite qu'elles sont apparues, d'autres rencontrent un succès fulgurant, au point de sérieusement concurrencer les marques plus établies, selon Stratégies.fr (5 juillet 2025).
Cette stratégie est devenue incontournable : 80 % des marques de luxe et de cosmétiques ont déclaré avoir eu recours au marketing d'influence en 2018 (Pubosphere.fr, 24 février 2021). Depuis l'apparition d'Instagram et de TikTok, les marques de cosmétiques ont déployé une véritable migration numérique. La majorité des influenceurs permettent de faire de la publicité cosmétique auprès de la nouvelle génération, car ils arrivent à créer des liens et à vendre des produits grâce à leur force de persuasion.
L'achat de cosmétiques sur les plateformes comme Shein et Temu peut entraîner de graves conséquences pour les consommateurs : risques pour la santé et l'environnement, allergies… (www.journaldugeek.com).
Pour garantir la sécurité et la satisfaction des consommateurs, il est essentiel de vérifier l'efficacité des produits et l'excellence de leur fabrication (www.marieclaire.fr, daquaria.com).

Naélia Berardi, Azany Yang, Leyna Ounis Gousmi, Jade Luemba, Angel Coto, 4e1

Le problème, c'est que plus un joueur passe de temps dans le jeu, plus il est exposé à des incitations à dépenser, que ce soit pour des accessoires cosmétiques, des avantages en jeu, des publicités, des boosters, ou pour payer et obtenir plus de récompenses. Plus on a de récompenses, plus on avance loin dans le jeu et plus on a envie de dépenser pour aller encore plus loin. Plus on progresse, plus on débloque de choses, plus on gagne des bonus.
Le jeu devient addictif : par exemple, on se dit qu'on a déjà joué pendant six mois et qu'on ne va pas abandonner maintenant. Du coup, on dépense davantage. C'est un cercle vicieux : on ne joue même plus pour s'amuser parce qu'on a déjà investi trop de temps et d'argent.
Pourtant, moins de 5 % des joueurs dépensent de l'argent sur les jeux mobiles, selon le site digitalcorner-wavestone. C'est une minorité de joueurs qui représentent souvent plus de la moitié des revenus du jeu. Les revenus mondiaux des jeux mobiles en 2024 s'élèvent à 78 milliards de dollars.

Les 10 jeux les plus joués en 2025
1. PUBG Mobile
2. HOK (Honor of Kings)
3. Free Fire
4. Genshin Impact
5. Roblox
6. Candy Crush Saga
7. Call of Duty
8. Clash of Clans
9. Subway Surfers
10. Brawl Stars

TOP 10 des jeux mobiles dans lesquels les jeunes dépensent le plus
1. Arena of Valor : 18,8 milliards
2. Candy Crush Saga : 12 milliards
3. PUBG Battlegrounds : 11 milliards
4. Monster Strike : 11 milliards
5. Clash of Clans : 10,2 milliards
6. Pokémon Go : 9,2 milliards
7. Puzzle & Dragons : 8,57 milliards
8. Fate / Grand Order : 7 milliards
9. Genshin Impact : 6,3 milliards
10. Roblox Mobile : 5,5 milliards

Source : SensCritique

Jinane, Jasmine, Donia, Lyna, Rédouane, André

Selon Internet Sans Crainte (internetsanscrainte.fr), le programme national d'éducation au numérique des jeunes et des familles, 59 % des jeunes ont découvert un produit grâce à un créateur de contenu comme Benoit Chevalier, Sokahina, Lena Situations, Lilyslilah, etc.
Selon l'école de commerce HEC Montréal, les jeunes passent environ trois heures par jour sur les réseaux sociaux, des plateformes de plus en plus utilisées pour le marketing de la mode rapide.
En effet, 80 % des marques sont présentes sur les réseaux sociaux et utilisent plusieurs stratégies. Par exemple, les marques font en sorte que tout soit parfait et qu'il n'y ait aucun défaut sur les vêtements. Elles ont rapidement compris que grâce aux influenceurs, les jeunes sont efficacement incités à adopter les dernières tendances de la mode rapide.
Selon l'étude Pixpay, des marques comme Shein, la deuxième enseigne préférée des filles, attirent l'attention des ados avec des publicités répétitives et des offres tentantes comme « 2 achetés = 1 offert ».
Quelles sont les conséquences de la surconsommation ?
Selon Ouest-France, la surconsommation augmente les risques de maladies comme des allergies, car les fabricants utilisent beaucoup de colorants et de produits chimiques. D'après Greenly, un spécialiste français du bilan carbone, 295 000 tonnes de CO₂ sont émises uniquement pour amener les commandes depuis Foshan (Chine) jusqu'à Paris, soit l'équivalent de 294 000 allers-retours en avion entre Paris et New York.

Imane, Louise, Mélia, Alice, Esteban, Abouziane

Le plus amusant reste quand même de jouer en multijoueur, car cela permet aux jeunes d'interagir avec d'autres jeunes du monde entier et de jouer avec leurs amis, selon Internet Matters.org.
Les jeunes achètent des jeux vidéo car cela leur offre la liberté d'être eux-mêmes, à l'abri de toutes influences directives extérieures, d'après GamerQuitters.com. Les consoles les plus utilisées par les jeunes sont la Xbox Series X et la Xbox Series S, d'après Frandroid.com.
Les jeux vidéo, c'est bien, mais il faut savoir s'arrêter. En effet, 63 % des jeunes préfèrent jouer en ligne plutôt que de sortir avec leurs amis. En même temps, la même proportion estime que cela leur permet de rester en contact avec leurs amis, d'après une étude Ifop pour HyperX. Ces chiffres sont très inquiétants pour l'avenir des jeunes.

Khalil, Maxence, Léo, Lucas

En 2024, selon aideauxfumeurs.be, 39 % des jeunes déclarent avoir déjà consommé la puff en France. Le problème est que la puff est nocive. L'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) explique que la puff est composée de produits nocifs tels que le propylène-glycol ou le glycérol, jusqu'à 5 % de nicotine ou plus. Il y a aussi de l'eau, de l'éthanol et plusieurs substances qui confèrent un goût.
Les jeunes sont attirés par le marketing des puffs. En effet, elles sont colorées et attractives. Leur emballage a un design pour attirer les ados et les jeunes adultes. Il existe plusieurs arômes : fruités, soda, etc. Il existe aussi plusieurs modèles de puffs comme celles dites « 9 000 taffes », « 16 000 taffes », etc.
La vente de puffs aux mineurs est interdite depuis le 26 février 2025. Les ados réussissent à se procurer des puffs sur les réseaux sociaux, mais aussi dans des bureaux de tabac qui ne vérifient pas l'âge. La vente ou l'offre de produits de vapotage à une personne âgée de moins de 18 ans correspond à une amende de classe 4, c'est-à-dire 135 euros pouvant être majorée jusqu'à 750 euros.
D'après « M comme Mutuelle », les conséquences de la puff sur les ados et les adultes sont très néfastes pour la santé. Elle peut amener à des problèmes cardiovasculaires, pulmonaires, bucco-dentaires (inflammations des gencives). Elle peut aussi influencer nos émotions.
En deux ans, d'après medadom.com (téléconsultation médicale), on est passé de 1 jeune sur 10 qui déclare consommer la puff à 4 jeunes sur 10. En seulement deux ans, le nombre d'ados s'est multiplié par quatre.
Des mesures contre la puff ont été prises, comme son interdiction début 2025. Les personnes qui vendent ces puffs peuvent être amendées jusqu'à 100 000 euros d'amende.

Nahym, Nahel, Kais, Ademe, Jessim

Collège Les Servizières, Meyzieu - Classe de 5e3

Référentes du projet : Laura Villar, professeure documentaliste et Solenn Casteran professeur de français.
Élèves : Louisa, Naomi, Elif, Hajar, Henya, Mariya, Laura, Noémie, Coline, Anas, Yahya, Vincenzo, Alen, Wael, Sandro, Jacob, Erwan, Samy, Neal.

Selon une étude du site Fast Fashion Network, qui se présente comme la première source d'information des professionnels de la mode au monde, avec plus de 850 000 abonnés à ses newsletters quotidiennes et 300 articles publiés par jour par 65 rédacteurs, les Français ont acheté, en moyenne, 42 pièces de vêtements. Dans le détail, les femmes ont acheté, en moyenne, 32 vêtements contre 19 pour les hommes. C'est 68 % de plus.
Les femmes achètent autant de vêtements car elles veulent se sentir à la mode et bien dans leur peau. Les réseaux sociaux ont profondément transformé la mode et la manière dont les femmes s'habillent selon leurs styles. Les marques utilisent les réseaux sociaux pour faire connaître leurs produits et interagir avec leur public qu'elles ciblent. Elles font aussi des collaborations avec des influenceurs connus. Les femmes sont souvent des utilisatrices actives sur les réseaux sociaux. Le marketing pour les femmes prend donc son importance avec les applications comme Instagram ou TikTok.
D'après le sondage Ifop (février 2025), 43 % des femmes se sont déjà senties jugées sur leur façon de s'habiller et 45 % des femmes se sont déjà senties frustrées car elles ne pouvaient pas acheter certains articles.
D'après Le Figaro (mars 2025), en 2024, les jeunes femmes françaises ont dépensé en moyenne 1 287 euros pour leurs vêtements. Mais les femmes achètent aussi des vêtements qu'elles ne mettent jamais et qu'elles laissent dans leur placard. Selon l'Ifop, 44 % des Français ont des vêtements jamais portés dans leurs placards.
Culturellement, on attend aussi des femmes qu'elles soient toujours bien habillées et qu'elles prennent soin d'elles. Alors les marques visent plutôt des clientes féminines.
En 2024, les jeunes femmes françaises ont dépensé en moyenne 1 280 euros pour leurs vêtements, ce qui représente une augmentation par rapport à 1 087 euros en 2022. Ces consommatrices privilégient souvent des marques du milieu de gamme et des enseignes à petits prix comme Shein, qui est devenue la marque préférée des femmes de moins de 25 ans, d'après l'étude de l'application Joko.

Louisa, Naomi, Elif, Hajar

Environ 19 % de la nourriture dans le monde est gaspillée, d'après l'ONU (2022). Dans le monde, 20 % de la nourriture a été jetée en 2024 d'après l'ONU, et en France 43 % (9,7 milliards de tonnes) d'après le ministère de l'Écologie.
Il y avait 8 % d'enfants, ainsi que d'adolescentes et d'adolescents (160 millions de jeunes) obèses en 2022, contre 2 % de jeunes de 5 à 19 ans (31 millions) en 1990 (World Health).
Pourquoi l'obésité est-elle un problème ? L'obésité est considérée comme une maladie chronique car elle entraîne des conséquences néfastes pour la santé physique, psychologique et sociale. Elle est associée à une augmentation du risque de maladies graves telles que le diabète de type 2, l'hypertension, les troubles cardiaques et certains cancers. D'après le site du ministère de la Santé, la probabilité qu'un enfant obèse le reste à l'âge adulte atteint 50 %, voire 70 %.
Que peut-on faire pour changer cela ? Il faut manger plus sainement et détecter dès le jeune âge les enfants obèses ou à risque élevé d'obésité. La surconsommation a augmenté au XXe siècle à cause des stratégies de marketing.

Henya, Mariya, Laura, Noémie, Coline,

Quelle est l'ampleur du gaspillage alimentaire dans les cantines françaises ? D'après une étude de 2E015, le gaspillage alimentaire dans les cantines représente 70 g par personne en primaire, 135 g par personne au collège et 150 g par personne au lycée (source : ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt). En moyenne à l'école, 118 g sont gaspillés. D'après une étude de 2024, le gaspillage alimentaire dans les cantines représente 100 g par personne selon le magazine professionnel Zepros. Donc entre 2015 et 2024, on jette 18 g en moins, c'est l'équivalent de 18 % en moins.
C'est bien, des efforts sont faits, mais c'est encore trop. Car selon les nutritionnistes (un médecin qui conseille sur l'alimentation) et les guides professionnels de restauration collective (qui produisent à manger pour les cantines), un repas complet représente entre 400 et 600 grammes de nourriture.
On voit donc bien que 100 grammes jetés sur un repas de 400 à 600 g, cela peut représenter jusqu'à 1/4 du repas. Imaginez-vous une photo d'un plateau avec l'entrée, le plat et le dessert : on coupe un quart du plateau. Cela représente ce que les élèves jettent...

Anas, Yahya, Vincenzo, Alen, Wael

Le pétrole est la principale matière première utilisée dans les transports (voitures, camions, avions, transports en commun). C'est aussi une matière première très utilisée dans les usines de pétrochimie pour un grand nombre de domaines de la vie quotidienne : plastiques, peintures, colorants, cosmétiques, construction...
Par exemple, le plastique est utilisé en raison de sa polyvalence et de son faible coût de production. Il est recyclable. 70 % du pétrole est ainsi utilisé dans la fabrication du plastique. Quant aux produits chimiques, ils sont utiles dans la vie de tous les jours car ils apportent du confort à la société moderne en France. 9 % du pétrole est utilisé dans la fabrication de produits chimiques.
Ce sont les transports qui sont les plus consommateurs de pétrole, surtout les voitures. Selon le ministère de la Transition écologique (2023), les carburants pétroliers représentent 97 % de l'énergie utilisée dans les transports en France.
Le fioul est plus facile à stocker et à transporter que le charbon. D'après l'Observatoire Effy des tendances du chauffage au fioul (octobre 2023), 3,5 millions de foyers se chauffent encore au fioul, soit 12 % des Français.
Selon l'Ademe (Agence de l'environnement), le fioul, qui est un dérivé du pétrole, a un bilan environnemental catastrophique. Le chauffage au fioul émet 28 % de plus de CO₂ par kilowattheure d'énergie générée.

Sandro, Erwan, Samy, Neal

Collège Gérard-Philipe, Saint-Priest - Classe de 3e5

Référente du projet : Isabelle Boutigny, professeure documentaliste
Élèves : Nathalie, Nathaniel, Alexis, Hayden, Noham, Hugo, Jessim, Ines,
Mellyna, Emna, Cherine, Adem, Yannilio, Mammar, Mohamed, Chainez,
Sarah, Kayla, Jade, Nour, Remi, Nouredine.

Une réelle dépense pour l'électricité. Le prix de l'électricité dépensé chaque année par les citoyens est considérable : ils dépensent désormais en moyenne 837 € annuellement. Cette réelle dépense est due principalement à de mauvaises habitudes telles que : laisser branchés de façon constante les appareils électroniques, laisser des prises et ne pas les éteindre. La consommation moyenne est de 837 € (4 287 kWh) par an par foyer. Si vous atteignez 2 307,55 € (11 819 kWh) par an, vous êtes donc en surconsommation électrique.
Qu'est-ce que la surconsommation ? La surconsommation d'électricité chez les citoyens français se produit lorsqu'ils laissent leurs appareils branchés, ce qui consomme beaucoup. De plus, elle se produit lorsque le prix de l'électricité d'un habitat dépasse la somme des consommations normales des appareils électroniques. Pourquoi surconsomme-t-on ? La surconsommation peut être due à plusieurs facteurs : le climat avec les climatisations et les chauffages électriques qui dépensent beaucoup d'électricité, des compteurs dysfonctionnels peuvent augmenter la dépense de façon exponentielle. ou quand on laisse les appareils électriques et les multiprises branchés.
Quelles sont les conséquences de la surconsommation ? Les citoyens français paient donc de grosses factures d'électricité tous les mois. Cela contribue à des effets néfastes sur l'environnement. Cela est aussi positif car grâce à ça on peut faire tourner l'économie de plusieurs pays, en dehors du nucléaire qui est encore plus néfaste que l'électricité elle-même.

Alexis, Hayden, Noham, Hugo, Jessim

Selon l'Agence de la Transition Écologique (ADEME), l'arrivée de l'IA ne ferait qu'accentuer la consommation d'énergie des centres de données dédiés en France. En effet, 75 % de la population française utilise l'IA, dont 39 % qui l'utilisent activement tous les jours. La progression de l'IA est donc inévitable. Aujourd'hui, l'IA est utilisée dans presque tous les aspects de la vie quotidienne mais également en milieu professionnel. Les entreprises technologiques, dont 10 % sont des entreprises françaises, déclarent utiliser l'IA au quotidien. Dans les hôpitaux, 90 % des personnels utilisent l'IA devenue indispensable pour les diagnostics ainsi que les suivis médicaux. Selon une enquête parue dans Les Numériques, les équipes du secteur témoignent de leur enthousiasme. Les organisateurs de soirées ne sont pas en reste car 78 % d'entre eux disent l'utiliser, un chiffre qui a drastiquement augmenté par rapport aux 55 % enregistrés l'année précédente. Enfin, les étudiants sont eux aussi touchés car 92 % d'entre eux ont recours à l'IA par rapport à 2024. Ce recensement montre une augmentation inquiétante de l'utilisation de l'IA dans la vie de tous les jours.

Bien que la progression technologique de l'IA soit appréciée, elle n'en reste pas moins néfaste pour l'environnement. En effet, la consommation d'énergie pour l'intelligence artificielle va quadrupler d'ici 2025.
En 2024, les data centers mondiaux ont consommé l'équivalent de la consommation électrique de la France (Source : Statista). De plus, en 2022, les 300 data centers français ont consommé l'équivalent de 2 % de la consommation annuelle d'électricité (RTE). Pour 2025, elle pourrait atteindre 4 % de la consommation mondiale.
Cela montre que rien que pour la France, cela consomme l'équivalent d'électricité d'un pays comme l'Argentine. Ces chiffres montrent l'impact qu'a l'IA sur l'énergie en France ainsi que dans le monde et l'importance de mener des efforts pour une transition écologique efficace.

Nathalie et Nathaniel

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Une étude de l'agence Heaven, mise en ligne le 10 juin 2025 sur les journaux France Info et France Inter, démontre que 80 % des Français utilisent l'IA au moins une fois par semaine à l'aide d'un sondage. Entre 2022 et 2025, la consommation de l'IA par les adolescents n'a cessé d'augmenter. Elle est passée de 39 % en 2022 à 42 % en 2025. Cette augmentation s'explique par des créations de contenus IA, des recommandations personnalisées ou des publicités.
Selon Le Journal 20 Minutes, publié le 12 octobre 2024 par Romain Gouloumès, environ 56 % des 18-30 ans en France sont de plus en plus sensibles à l'impact que l'IA apporte à leur vie numérique. Cet impact est dû à des pubs agressives. Ce pourcentage s'explique aussi par une envie de divertissement ou d'échappatoire.
En effet, comme le journal numérique The Conversation écrit par Théo Mouhoud (16 décembre 2025) l'explique, plus de 20 % des adolescents préfèrent parler avec une IA plutôt que de converser avec de « vraies » personnes. Cela s'explique par un sentiment de solitude ou un besoin de se sentir réconforté ou entendu. Ainsi, ces ados préfèrent parler avec cet « ami » numérique.
La dépendance intellectuelle à l'IA chez les adolescents est un sujet préoccupant. En effet, selon le journal Science et Vie par Oriane Polge (décembre 2025), les ados ne prennent plus le temps de répondre par eux-mêmes et choisissent la facilité en demandant à l'IA à la moindre difficulté.

Omar, Aya, Rebecca, Sofiene

La durée de vie moyenne d'un téléphone est généralement de 2,5 à 3 ans. Nos notifications, likes, stories, etc., nous obsèdent, ce qui nous fait passer plus de temps sur nos téléphones. Les ados ont peur de manquer quelque chose (une info, etc.) et d'être mis à l'écart. Comme par exemple, les jeux mobiles qui encouragent l'addiction car ils proposent des récompenses immédiates, du contenu exclusif.
L'achat compulsif chez les utilisateurs d'Apple, comme chez les gens en général, est un phénomène complexe. Les achats compulsifs peuvent être impulsifs et irréfléchis, souvent sous l'influence de l'émotion plutôt que de la raison, suivis de culpabilité et de déception après l'achat. Pour surmonter ce comportement, il est recommandé de mettre en place des stratégies de planification des dépenses, de remboursement progressif des dettes, et de suivre un registre journalier des dépenses.

Ines, Mellyna, Emna, Cherine

Adem, Yannilio, Mammar, Mohamed

Des filles de 7 à 18 ans, qui utilisent en moyenne 6 produits différents à chaque routine. Parmi les 100 vidéastes étudiés, 82 étaient des filles, âgées de 7 à 18 ans. Ces adolescentes utilisent en moyenne six produits différents à chaque routine, pour un coût moyen de 147 euros par lot. Et surtout, les soins appliqués sont rarement adaptés à leur âge. « Les risques associés à l’usage de ces produits, particulièrement pour les jeunes filles, sont beaucoup plus lourds que les quelques bénéfices marginaux qu’elles pourraient en tirer », déclare Molly Hales, première autrice de l’étude, dans les colonnes du Guardian.

Les influenceuses ciblent notamment les jeunes car ils n’arrivent pas à décoder les mécanismes de communications. Elles sont contacter par les marques via les réseaux sociaux ( tiktok, Instagram et snapchat ) et  souvent par mail. Une fois le produit reçus elles font une vidéo via ces réseaux sociaux pour mettre le plus possible en valeur le produit en question (elles le présentent la façon la plus commercial et superficielle).Pour inciter les jeunes à acheter elles donnent des codes promotionnelles pour donner envie d’acheter le produit. Mais ne présentent pas les défauts et inconvénient du ou des produits. Aujourd’hui plus de 90 % des adolescentes (de 15 à25 ans) sont connecté à au moins un réseaux social.

La tendance TikTok des "Sephora Kids". Elles sont à peine âgées de dix ans et sont déjà accros aux produits de beauté. Depuis quelques semaines, les vidéos de jeunes filles arpentant les rayons des magasins Sephora et autres enseignes de cosmétiques se multiplient sur la plateforme TikTok. L’engouement de ces pré-adolescentes pour les soins de beauté est tel qu’on les surnomme les « Sephora Kids ». Les jeunes filles vont dans les magasins achètent des produits inapproprié pour leurs ages, les visionneurs de ces vidéos trouvent sa scandaleux.

Il y a des risques d’allergies : l’utilisation des produits fort peut entraîner des réactions allergique ou des irritations. Certaines filles peuvent subir des réactions cutanés suite aux produits utiliser. Les dermatologues avertissent des danger d’utiliser des crèmes anti-ages chez les jeunes. Les vidéos de soin en direct et les témoignages en ligne façonnent les comportement des jeunes mais les conseils sur les réseaux sociaux peuvent être dangereux et trompeur.

Linda, Sarah, Chainez, Kayla

41. C’est le nombre de boîtes de médicaments que chaque français consomme en moyenne par an. Ces chiffres ne sont pas exprimés au hasard mais proviennent d’un rapport de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (CNAM). En effet la France est en deuxième position en termes de volume consommé parmi les huit principaux pays européens. Sans surprise les principaux acteurs de cette surconsommation sont les personnes de plus de 60 ans.Depuis les années 1950 la consommation de médicaments n’a pas cessé d’augmenter. Multipliée par près de 350 jusqu’en 2012 cette surconsommation peut engendrer des pénuries et une dépendance industrielle tout cela aggravé par la crise sanitaire de la Covid 19.

Outre le fait que 67% des médecins prescrivent trop de médicaments selon les français la facilité d’accès aux psychotropes tels que les antidépresseurs ou les anxiolytiques et les publicités des entreprises qui peuvent inciter à une consommation accrue de médicaments posent problème. Tous ces facteurs combinés entraînent plus de 200 000 hospitalisations et de 10 000 décès prématurés par an.

Ces médicaments peuvent aussi engendrer des effets secondaires notamment des problèmes digestifs des pertes de mémoires des malaises des saignements ainsi que la perte d’autonomie. Chaque année 12 millions de personnes sont traitées avec des opioïdes conduisant à environ 800 overdoses et un nombre croissant d’hospitalisations. Ces médicaments à base d’opiacés sont des antalgiques puissants souvent prescrits pour soulager les douleurs intenses. Cependant leur efficacité a un revers : ils contiennent des dérivés morphiniques qui peuvent entraîner une dépendance.De plus cette surconsommation a aussi des conséquences économiques. Effectivement elle s’élève à 328 milliards d’euros en hausse de 53 % par rapport à 2021.

Pour réduire ces effets l’Agence Nationale du médicament et des produits de santé (l’ANSM) travaille à une campagne sur le bon usage des médicaments qui vise à sensibiliser les patients.Pour réduire ce problème il est indispensable de prévenir son médecin et respecter les doses recommandées. Mais surtout de demander conseil et tenter de limiter sa consommation pour contribuer à une meilleure santé.

N. K, Rémi, Nour, Jade

Collège La Favorite, Lyon 5e- Classe de 4e3

Référente du projet : Camille Sandoz, professeure documentaliste
Élèves : Louis, Arthur, Alexandre, Louis, Giulia, Louise, Faustine, Alexandra, Gaspard, Elliot, Joshua, Jules, Maram, Nizzar, Kim, Sarah, Amrou, Ethan, Ilyes, Lucas, Oscar, Louise, Lou, Valentine, Brune, Félicie.

Targe Louis, Sciberras Louis, Castagno Arthur, Hermann Alexandre

Dans les cours des collèges et des lycées, la mode est un sujet très récurrent. L'apparition du Black Friday augmente fortement la consommation de vêtements chez les adolescents en France. D'après une étude de l'ONG Les Amis de la Terre, publiée en juin 2023, la plateforme de fast fashion Shein proposait « 470 000 modèles » différents, « disponibles en temps réel » sur son site. Chez les adolescents de 10 à 15 ans, en 2025, en France, nous pouvons constater qu'il est très difficile de s'habiller à cause de l'inflation. C'est pour cela que les adolescents achètent de plus en plus sur des plateformes étrangères.
Aujourd'hui en 2025, les pollutions de l'air et de l'eau sont très présentes en France. En 2020, le Parlement européen estime qu'à cause de la création de textiles, environ 20 % de l'eau potable est polluée. Selon les estimations, faire un t-shirt en coton nécessite 2 700 litres d'eau douce, ce qui correspond à ce qu'une personne boit en 2,5 ans.
Les Européens consomment près de 26 kg de vêtements par an et en jettent environ 11 kg. Les vêtements usagés peuvent être exportés en dehors de l'UE, mais la plupart (87 %) sont incinérés ou mis en décharge. En 2025, le Parlement européen estime que la consommation de vêtements par personne et par an a généré une empreinte carbone d'environ 270 kg.
Selon l'Agence européenne pour l'environnement, en 2023, la fabrication de vêtements est passée de 58 millions de tonnes en 2000 à 109 millions en 2020, et pourrait atteindre 145 millions d'ici 2030. Plus de la moitié sont jetés au bout d'un mois.

Aujourd'hui, à cause de la surconsommation vestimentaire des adolescents français, le travail des enfants dans les entreprises de marques de fast fashion dans le monde est en augmentation. Ainsi, d'après Fairtrade, au Bangladesh, 15 % des enfants entre 6 et 14 ans des bidonvilles de la capitale de Dacca travaillent 64 heures par semaine dans l'industrie du textile. Ce chiffre s'élève à 50 % pour les enfants de 14 à 16 ans.
Selon le Fefa (2020), les travailleurs mineurs dans les pays producteurs de textiles comme la Chine, l'Inde et le Bangladesh sont souvent moins payés que le salaire minimum légal dans leur pays. Des femmes et des enfants travaillent jusqu'à 16 heures par jour dans des conditions déplorables et malheureusement, leur rémunération ne leur permet pas de vivre convenablement. Il est temps de comprendre que nos achats ont un impact considérable sur l'environnement et de changer nos habitudes.

Giulia, Louise, Faustine, Alexandra

En effet, à la rentrée scolaire, dans les collèges français, les parents d'élèves dépensent en moyenne 210 € par enfant en 2025, au lieu de 197 € en 2021 pour les fournitures scolaires, affirme le quotidien La Dépêche.
Les causes de ces dépenses ne sont pas seulement dues à l'augmentation des prix, mais aussi aux publicités et aux marques à la mode. Par exemple, Bureau Vallée, l'un des leaders des fournitures scolaires, propose « pour un article acheté, un offert ».
Chaque année, il y a de nouveaux produits et de nouvelles marques à la mode comme Legami, Maped ou Bic : un stylo Legami à 2,50 €, ou des slogans comme « Les fournitures pour mieux se concentrer » de Maped et « Bic 4 couleurs smooth : une écriture plus douce, pour les collégiens » de Bic.
D'après un sondage fait au collège La Favorite, à Lyon, dans une classe de 4e, environ 50 % des 18 élèves interrogés ont dit que leurs parents dépensent environ 200 € chaque année en fournitures scolaires.

Chaque année, des fournitures scolaires sont jetées alors qu'elles sont encore utilisables. Par exemple, selon K6FM, un stylo bille de marque Bic type Crystal pèse 5,8 g, et sa mine rechargeable pleine pèse 1 g. Il est vendu 100 millions d'exemplaires par an en France. Si on calcule, on se rend compte qu'en jetant le stylo au lieu de le recharger, la masse de déchets inutiles est de 480 tonnes, ce qui est plus lourd qu'un TGV !

La surconsommation des fournitures scolaires est bien présente dans notre quotidien. Pour y remédier, d'après TF1, « contentez-vous du strict nécessaire et appuyez-vous uniquement sur la liste transmise par les établissements. (...) Mettez de côté tout ce que vous pouvez réutiliser : pages vierges, feutres rescapés, trousses, règles, classeurs, etc. (...) Après ce tri, dressez le matériel scolaire manquant. » Grâce à cela, vous économiserez du temps et de l'argent.

En 2017, les restaurants McDonald's utilisaient 115 tonnes d'emballages par jour... Soit plus d'un kg par seconde !
Aujourd'hui, McDonald's est le plus important groupe de restauration rapide dans le monde. Ses principaux consommateurs sont les jeunes étudiants. En effet, en France, la moitié des 18-35 ans vont au moins une fois par mois chez McDonald's. C'est ce que révèle l'enquête « Génération McDo » (2022).
La France compte environ 45 000 habitants par McDonald's et un peu plus de 1,2 million de clients tous les jours, un chiffre record pour le pays qui est la référence mondiale de la gastronomie !
On en conclut que le principe du tout-jetable sur lequel est fondé le modèle d'entreprise de McDonald's est responsable de la production d'une quantité considérable de déchets.

Depuis janvier 2023, la loi anti-gaspillage impose des règles aux fast-foods. McDonald's fait donc de très gros efforts et a beaucoup réduit sa consommation. Place aux matières premières renouvelables, aux emballages moins volumineux. Ils ont annoncé publiquement leurs nouveaux objectifs sur le long terme : moins de plastique, moins de déchets, tri et recyclage dans tous nos restaurants français. Leurs vaisselles sont nettoyées, ce qui empêche une grande partie du gaspillage. Un effet d'annonce qui se confirme dans le tri des déchets qui a évolué et dans la vaisselle qui est réutilisable. Malgré cette loi et ces initiatives de la part de McDonald's, il y a tout de même encore des améliorations à faire dans ces fast-foods.

Gaspard, Elliot, Joshua, Jules

Shein, la plateforme chinoise de fast fashion en ligne, a explosé ces dernières années en France et plus précisément chez les jeunes filles entre 12 et 18 ans. D'après une étude de Statista (2025), ce sont majoritairement des femmes qui achètent sur Shein (près de 59 %), mais pourquoi ?

Des prix bas (par exemple un jean à 40 euros dans une grande marque de mode comme Zara coûte seulement 15 euros sur le site Shein), des publicités pour des articles variés dans différentes catégories, des coupons de réduction importants et même des articles complètement gratuits à partir d'une certaine somme dépensée sont proposés en grand nombre, chaque jour, sous forme de notifications sur les téléphones portables. Tout cela incite de plus en plus les jeunes filles à consommer.

Et ce n'est pas tout : des milliers de nouveaux produits apparaissent chaque jour, d'après le site Le Monde (2025), 7 200 selon vert.eco. « Shein propose en moyenne 900 fois plus de produits qu'une enseigne française traditionnelle », avancent Les Amis de la Terre.

De plus, Shein imite plusieurs articles de grandes marques connues à prix beaucoup plus bas, dirigeant les jeunes filles vers leur site quand elles ne peuvent pas acheter des grandes pièces en raison des prix trop élevés.

Les jeunes filles sont aussi régulièrement influencées par les réseaux sociaux, où chaque jour, des hauls (vidéos présentant des achats très populaires sur les réseaux sociaux comme TikTok ou YouTube où elles atteignent des milliards de vues) sont postés et regardés des milliers de fois, montrant d'énormes quantités d'articles dans des décors familiers, ce qui banalise de plus en plus la surconsommation et incite les jeunes filles à remplir leurs placards sans réfléchir aux conséquences sur l'environnement et les conditions de fabrication.

Maram, Nizzar, Kim, Sarah

Qu'est-ce que cette nouvelle application ? C'est un magasin intégré à un réseau déjà très populaire, TikTok, la plateforme la plus utilisée des 13 à 27 ans (selon Kolsquare, juin 2025).

Cette boutique laisse à n'importe quel ado de 13 à 18 ans la possibilité d'acheter tout et n'importe quoi en un clic : des vêtements jusqu'aux objets gaming à des prix réduits. Il suffit de scroller sur TikTok et on tombe sur des influenceurs qui font la publicité de certains articles qui deviennent ainsi populaires.

D'autres vendent directement les articles en live et pour attirer le plus de monde, ils utilisent l'humour et jouent sur l'authenticité, ce qui crée un effet de mode : « si mon influenceur préféré porte ça, je veux le porter aussi ». Seulement, deux mois plus tard, les consommateurs jettent l'article qu'ils ont acheté car ce n'est plus tendance.

Par exemple, la peluche « Labubu » a été très à la mode pendant un mois et demi et aujourd'hui, plus personne n'en veut. Ce qui pousse les ados à beaucoup acheter sur TikTok Shop, et donc à surconsommer. Le fait que les prix soient très réduits facilite l'achat impulsif.

Aussi, sur TikTok Shop, tu n'es pas obligé d'avoir 18 ans pour pouvoir acheter un article, il te suffit d'enregistrer une carte bancaire. Les vendeurs TikTok Shop sont obligés d'avoir plus de 18 ans pour pouvoir montrer et vendre leurs produits. Si tu as moins de 18 ans, tu seras banni temporairement de TikTok Shop et même de TikTok en général.

Amrou, Ethan, Ilyes, Lucas et Oscar

54 % des élèves de La Favorite dépensent entre 450 et 1 100 euros en vêtements de marques chaque année. C'est le résultat de notre sondage exclusif réalisé jeudi 4 décembre au sein du collège privé lyonnais auprès de jeunes de 10 à 15 ans. Au niveau national, on peut compter près de 64 euros chez les filles de 17 ans et 64,9 euros chez les garçons de 15 ans selon TF1.

Les adolescents sont-ils prêts à réduire leurs dépenses dans les habits de marque ? D'après les adolescents que nous avons interrogés, ils sont partagés. Les jeunes sont prêts à réduire leurs dépenses dans le domaine de la mode en fonction de leur budget. Les dépenses régulières dans ce milieu coûtent cher.

De plus, les adolescents font de plus en plus attention à l'éthique. Les collégiens se préoccupent de l'origine des vêtements qu'ils achètent : en effet, la potentielle importation des vêtements de marque a un gros impact. Les transports de ces vêtements sont souvent faits par voies maritimes ou aériennes, ce qui impacte notre environnement.

En revanche, certains facteurs empêchent les adolescents de diminuer leurs dépenses comme par exemple la croissance qui les pousse à renouveler leur armoire régulièrement. Ensuite, les effets de mode les entraînent à souvent acheter des vêtements de marque.

Comment réduire nos dépenses dans les vêtements de marque ? Tout d'abord, vous pourriez faire un tri régulier de vos vêtements, privilégier les magasins peu chers ou de seconde main et revendre vos vieux vêtements. Il existe des magasins de location de vêtements. De plus, veillez à ne pas vous faire influencer par les mouvements de mode et évitez les achats impulsifs.

En conclusion, la surconsommation des vêtements de marque est très contraignante. Elle entraîne des dégradations écologiques et économiques. Les adolescents sont les principaux ciblés par ce sujet. Pour y remédier, plusieurs solutions existent. Alors commencez tout de suite !

Louise, Lou, Valentine, Brune, Félicie

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