Projet de téléphérique © Antoine Merlet / Simulation Lyon Capitale

Téléphérique entre Francheville et Lyon : "ils construisent une espèce d'ambiance de guerre", et maintenant un collectif "pour" le projet

Le projet de téléphérique entre Francheville et Lyon, qui pourrait notamment passer par Sainte-Foy-lès-Lyon et la Mulatière, déchaîne les passions dans l'ouest lyonnais depuis son annonce en décembre 2020. Un collectif favorable au projet vient de se créer :"on veut un vrai débat et qu'on arrête d'être dans la peur et la surenchère". La concertation, entre mi-novembre 2021 et mi-février 2022, est très attendue. Et le mot est faible.

Depuis plusieurs mois, et l'annonce du projet de téléphérique entre Francheville et Lyon en passant par Sainte-Foy-lès-Lyon et La Mulatière, Lyon Capitale a réalisé plusieurs longs articles sur ce projet qui divise localement.

La concertation, très attendue, doit commencer mi-novembre 2021. Dans une ambiance électrique. Avec notamment la très nette opposition de la mairie de Sainte-Foy-lès-Lyon, totalement opposée au passage d'un transport par câble sur son territoire. La maire, Véronique Sarselli, s'est longuement expliquée à plusieurs reprises dans nos colonnes.

Une association "Touche pas à mon ciel", est vent debout contre ce projet. Récemment, c'est un  "collectif des futurs usagers du transport par câble aérien" qui vient de se créer. Un collectif pro-projet, avec comme porte-paroles Monique Cosson, ancienne conseillère régionale EELV et ancienne conseillère municipale d'opposition à Sainte-Foy, présidente aussi de l'association "Sainte-Foy Avenir" (quatre élus au conseil municipal de Sainte-Foy) mais aussi Olivier Mesnard, conseiller municipal d'opposition de gauche à la Mulatière, et Alain Nérot, un habitant de Francheville.


"On veut un vrai débat et qu'on arrête d'être dans la peur et la surenchère"

Monique Cosson, ancienne conseillère municipale d'opposition EELV à Sainte-Foy


"On lance ce collectif. C'est un appel à le rejoindre, explique Monique Cosson à LyonCapitale.fr. "Depuis décembre, on subit, notamment à Sainte-Foy, quelque chose de très rouleau compresseur. Tout ce qui pourrait être négatif est constamment mis en avant. Comme si tout le monde était contre dans nos communes. Quand on vit ici, c'est terrible. Nous, d'une certaine manière, on est un certain nombre à dire "il y a des avantages qui ne sont jamais mis en avant". Sur la question des déplacements, de moins prendre sa voiture, de la connexion avec les autres modes de transports, de la possibilité de se déplacer de manière fiable", poursuit l'ex-élue d'opposition à Sainte-Foy.

Lire aussi : Bientôt un tire-fesses à Sainte-Foy-lès-Lyon ? La ville ironise (encore) sur le projet de téléphérique

"Alors, oui, il y a aussi de vraies questions. On ne dit pas qu'il ne va pas y avoir d'impacts. Mais prenons chacun des impacts, voyez comment ça a été résolu ailleurs, si c'est un vrai problème, si c'est une inquiétude. Il faut que tout ça soit mis à plat. Jouons le jeu de la concertation. Etudions ce projet, et avisons. On ne veut pas qu'il y ait les pour et les contre. On veut un vrai débat et qu'on arrête d'être dans la peur et la surenchère. Le collectif, c'est aussi pour amener une autre information. Pour ne pas toujours insister seulement sur ce qui n'irait pas. Ca commence à devenir pénible", poursuit Monique Cosson.


"Ils jouent la carte de monter les gens les uns contre les autres"


Monique Cosson, présidente de l'association "Sainte-Foy Avenir", qui compte quatre élus au conseil municipal de Sainte-Foy-lès-Lyon, s'émeut des méthodes des opposants au projet : "on coupe la parole aux élus pendant le conseil municipal, on les empêche de parler, on les mets en accusation systématique. Ils construisent une espèce d'ambiance de guerre. On a ce sentiment-là. Ils jouent la carte de monter les gens les uns contre les autres. Ce n'est bon pour personne. Même pour les habitants qui sont contre".

Avant de conclure : "je suis aussi pour que le Sytral entende les questions. Réponde et prenne en compte les questions qui se posent. Evidemment, c'est un nouveau projet. Et c'est normal que ça brasse. Quand on a fait la 1ère ligne de tram à Lyon, il y a eu des oppositions énormes. Qui remettrait en cause aujourd'hui une ligne de tram ? Donnons nous les moyens que l'échange et le débat existent et qu'ils soient les plus apaisés possibles. Je ne suis pas sûr que la mairie de Sainte-Foy ni l'association "Touche pas à mon ciel" jouent le jeu". La concertation, entre mi-novembre 2021 et mi-février 2022, est très attendue. Par tous. Et le mot est faible.

Lire aussi : Projet de téléphérique entre Francheville et Lyon : six mois après l'annonce détonante, où en est-on ?

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