La liste d'union de la gauche aux sénatoriales
La liste d’union de la gauche aux sénatoriales

Sénatoriales : à Lyon, la gauche affiche son unité, sans LFI

Comme en 2020, les écologistes partent aux sénatoriales sur une liste d'union de la gauche avec les socialistes et les communistes mais sans les Insoumis. Une rupture assumée.

La gauche, à l’exception des Insoumis, se présente rassemblée pour les sénatoriales sur le modèle des dernières élections municipales à Lyon et à la Métropole de Lyon, avec moins de réussite. “C’est le même périmètre que lors des élections sénatoriales de 2020”, appuie Thomas Dossus, sénateur écologiste sortant qui mène cette liste d’union. En 2020, cette configuration unitaire avait permis à la liste d'arriver en tête, profitant des divisions de la droite, et d’obtenir trois des sept sièges en jeu. Cette année, la droite est encore plus divisée avec pas moins de quatre listes mais la gauche pourrait revoir ses objectifs à la baisse. Le troisième siège que brigue Jules Joassard, socialiste et représentant du Nouveau Rhône, semble plus incertain. Le mode de scrutin fait des sénatoriales une transposition des élections municipales de mars 2026. Les grands électeurs sont des élus ou désignés par les conseils municipaux. Les écologistes et la gauche, en général, ont été sur le reculoir au printemps dernier perdant Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Saint-Fons et la Métropole de Lyon, une perte assez peu douloureuse en nombre de grands électeurs.

“Dans le Rhône comme ailleurs LFI est parti contre des maires de gauche. Les sénatoriales, c’est la queue de comète des municipales. Ces antagonismes font qu’il était difficile de partir avec LFI. Politiquement, il y a du sens à partir sans eux. Ils siègent dans notre opposition à Lyon et Villeurbanne et dans d’autres villes nous siégeons dans la leur. On ne peut pas tromper les grands électeurs. Il y a un clivage à gauche et notre le liste le représente”, assure Thomas Dossus. Sa liste rassemble les écologistes, le PS, le Parti communiste et Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann. 

Le clivage avec LFI est accentué par la présence d’Hélène Geoffroy en deuxième position sur la liste. L’élue socialiste qui a perdu aux municipales à Vaulx-en-Velin face aux Insoumis incarne la ligne la plus hostile aux unions larges type Nouveau front populaire au sein du PS. “Nous avons construit  un accord qui n’est pas superficiel. Il vient de l’histoire des partis et des personnes et a du sens. Ce n’est pas une construction artificielle. Je suis ravie  de poursuivre l’union de la gauche et des écolos, Celle avec laquelle nous avons travaillé à la Métropole pendant six ans. Nous avons l’habitude de travailler ensemble et de porter des politiques publiques ensemble”, assure Hélène Geoffroy. Si les Insoumis ont occupé une place importante dans la conférence de presse, les candidats de la liste d’union de la gauche ont martelé qu’ils ne se trompaient pas d’adversaires. “En six ans, j’ai vu la dérive droitière du groupe LR au Sénat. La gauche doit relever la tête et envoyer plus de sénateurs”, pointe Thomas Dossus. Dans le Rhône obtenir autant d’élus qu’en 2020 serait déjà un exploit et le résultat des divisions de la droite.

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