Fabienne Grébert, candidate EELV, aux élections régionales ©AFP

Régionales : à Lyon, entourée des maires écologistes, Fabienne Grébert veut "amplifier" la vague verte

À l’approche de la dernière ligne droite de la campagne des régionales, Fabienne Grébert (EELV) présentait, ce mercredi, à Lyon, son programme, entourée des maires écologistes élus en pleine vague verte l’an dernier. Une manière de rappeler que l’écologie politique peut désormais gouverner de grandes collectivités.

lls sont venus, ils sont tous là au soutien de Fabienne Grébert, la candidate écologiste aux élections régionales. En ce mercredi où elle présente son programme, la conseillère régionale sortante est accompagnée sur l’estrade par Bruno Bernard (Métropole de Lyon), Grégory Doucet (Lyon), Eric Piolle (Grenoble) ou encore François Astorg (Annecy). L’an dernier, ils avaient tous surfé sur une vague verte. Fabienne Grébert n’a pas cette chance. L’environnement qui inquiétait les Français à l’époque des municipales a reculé dans l’ordre des priorités, loin derrière la sécurité un contexte moins porteur pour les écologistes.

L’essentiel est presque ailleurs dans cette campagne réputée difficilement gagnable depuis des mois. Les écologistes savourent un lot de consolation. Fabienne Grébert, selon notre dernier sondage, est en passe de gagner la primaire à gauche qui l’oppose à Najat Vallaud-Belkacem. Les socialistes pensaient la déborder avec la surface médiatique de l’ancienne ministre de l’Éducation nationale. Un postulat loin de se vérifier. Grégory Doucet, à la tribune, vante les mérites comparés de Fabienne Grébert qui, comme tous les maires de la vague verte, “n’est pas une professionnelle de la politique”.

“On nous promettait l’effondrement”

Ce mercredi soir, les maires qui se succèdent à la tribune viennent vanter les mérites d’un écologisme municipal naissant et prouver qu’ils sont désormais un parti de gouvernement. Au moins au niveau local. “Nous faisons partie d’une génération qui, après celle des élus lanceurs d’alerte ou minoritaires dans des majorités, a compris que l’on peut présenter un projet centré sur l’écologie politique et que cela pouvait susciter de l’engouement”, souligne Eric Piolle, maire de Grenoble depuis 2014. Il tente aussi de dégonfler le refrain entonné par Laurent Wauquiez notamment sur la gestion écologiste : “on nous promettait l’effondrement en 2014 et six ans plus tard, le bassin de Grenoble a le deuxième taux de chômage le plus bas de toutes les métropoles en France”. Les différents élus écologistes pointent aussi les manquements de la région. Sur les transports, Bruno Bernard, président de la métropole de Lyon, regrette le manque de collaboration du conseil régional pour la mise en place d’une tarification unique TCL-SNCF et dénonce “une région qui ne veut pas transporter plus d’habitants”.

Plus de 10 milliards d’euros d’investissement

Fabienne Grébert déroule ensuite son programme comme autant de réponses aux besoins de ces nouveaux maires écologistes : “La transition environnementale est déjà une réussite dans nos villes et nous avons besoin de la région pour amplifier le mouvement”. Si elle est élue, le conseil régional augmentera l’investissement à plus de dix milliards d’euros pour initier la transition écologique avec l’objectif de créer 100 000 emplois. Le volet transports représentera une partie conséquente dans cette enveloppe : 1,5 milliard d’euros pour le ferroviaire. Fabienne Grébert propose ainsi d’ouvrir 504 kilomètres de ligne et d’en électrifier 291, tournant ainsi le dos au pari de l’hydrogène fait par Laurent Wauquiez et sa majorité. En matière économique, Fabienne Grébert veut miser sur une filière photovoltaïque à l’heure où certaines entreprises régionales du secteur sont menacées de fermeture. Les écologistes prévoient aussi de changer le modèle des stations de ski. “Les canons à neige, c’est une fuite en avant. Il faut sortir du tout ski et aller vers une montagne des quatre saisons”, harangue François Astorg, maire écologiste d’Annecy. Une ville conquise avec Fabienne Grébert. “Personne ne nous attendait et nous l’avons fait”, rappelle l’édile de Haute-Savoie. Fabienne Grébert se verrait bien bisser.

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