Le rassemblement place Bellecour, en soutien aux commerçants pillés le 17 octobre. @GL

Rassemblement de l’ultra droite à Lyon : le préfet saisit le procureur pour les propos islamophobes et xénophobes

Après la présence d’un groupe d’ultra droite lors d’un rassemblement en soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre à Lyon, lundi 19 octobre, le préfet du Rhône a décidé de saisir le procureur de la République suite à des propos islamophobes et xénophobes.

Le préfet du Rhône, Étienne Guyot, a annoncé transmettre un signalement au procureur de la République suite à des slogans scandés par un groupe d’ultra droite lors du rassemblement, place Bellecour, en soutien aux commerçants et forces de l’ordre touchés par les émeutes du 17 octobre. "Comme annoncé par le ministre de l’Intérieur aux QAG (questions d’actualité au Gouvernement), le préfet saisit le procureur de la République par un article 40 pour signaler les propos islamophobes et xénophobes tenus hier soir par le groupe d’ultra droite à Lyon", indique la préfecture dans son communiqué.

Pour rappel, ce lundi 19 octobre, habitants, commerçants, élus et membres des forces de l’ordre s’étaient réunis à partir de 20h devant le pavillon de l’office de tourisme incendié. Mais alors que les participants montraient leur soutien aux commerçants et forces de l’ordre, un groupe de personnes vêtues de noir a rejoint le rassemblement vers 20h20, selon notre journaliste présent sur place. Plusieurs slogans ont alors été entendus, dont "Français, réveille-toi, tu es ici chez toi" et "La racaille en prison, libérez la ville de Lyon".

Le groupe présenté comme appartenant à l’ultra droite a poursuivi son déplacement dans la rue Victor Hugo, en direction de la sortie du périmètre soumis au couvre-feu, avant de se disperser sans causer de trouble à l’ordre public. Mardi matin, le préfet s’est indigné de ces scènes et a dénoncé une tentative de récupération politique du rassemblement, tout en avertissant qu’il n’accepterait "aucune expression qui tombe sous le coup de la loi parce qu’elle constituerait un appel à la haine". Même réaction du côté du maire de Lyon, Grégory Doucet, qui a condamné "fermement ce rassemblement et les discours haineux qui y ont été scandés".

Désormais, l’affaire est entre les mains de la justice.

Lire aussi : La préfecture du Rhône renouvelle le couvre-feu et l’interdiction des rassemblements en Presqu’île de Lyon ce mardi

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