(©AFP)

Présidentielle 2022 : à Lyon, les soutiens de Zemmour organisent leur "Reconquête"

Le parti politique du candidat à l’élection présidentielle Éric Zemmour crée son antenne locale dans le Rhône et à Lyon. Son organigramme s'est dévoilé ce vendredi 10 décembre avec des choix surprenants, d'autres un peu moins.

Le véritable renouveau politique promis par Éric Zemmour à Villepinte dimanche résonne encore dans leurs bouches. "Reconquête", le parti lancé par le polémiste identitaire et son équipe, qui revendique aujourd'hui "plus de 30 000 adhérents", entame sa structuration à l'échelle locale. L’organigramme complet pour la région Auvergne Rhône-Alpes a été dévoilé ce vendredi 10 décembre, à Lyon, lors d’une conférence de presse. Bien identifiés dans le paysage politique lyonnais, les soutiens à Zemmour sont plutôt estampillés RN que LR.


"On sait qu’on va avoir des arrivées de militants LR,  les élus ça sera surement plus difficile pour eux de se prononcer mais certains ont déjà fait le pas comme Gérard Dezempte, et il y en aura d’autres", Éric Pelet, porte-parole de Reconquête


Une base RN proche de Marion Maréchal

Cette " Reconquête" martelée par Eric Zemmour pour son premier discours sera coordonnée dans la région Auvergne-Rhône-Alpes par le maire de Charvieu-Chavagneux, Gérard Dezempte (ex-LR), qui avait accueilli le candidat pour un meeting déguisé en conférence-débat en novembre dernier. Juste à côté de lui, son adjoint ,Thibaut Monnier, cofondateur de l’Issep avec Marion Maréchal. Autres anciennes figures RN présentes dans le mouvement, Antoine Mellies et Agnès Marion, tous deux éjectés du parti pour leur proximité avec la nièce de Marine le Pen. Le premier occupe la place de responsable des parrainages quand la seconde a été désignée porte-parole pour la campagne. Egalement mêlé à l’Issep, Patrick Louis est quant à lui délégué aux questions sociales. 

@Loris Lacroix

En quête de figures LR

Pour incarner "l’union de toutes les droites", les premiers soutiens lyonnais d’Eric Zemmour se sont tournés vers plusieurs figures LR. Augustin Neyrand en fait partie. Élu LR, l’ancien directeur de campagne adjoint d’Étienne Blanc aux municipales de Lyon en 2020 relèvera du bureau de campagne pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. À ses côtés, la conseillère régionale Catherine Bolze, élue sur la liste du président du conseil Laurent Wauquiez. Également membre de ce bureau, le responsable régional de Via, l’ancien Parti chrétien démocrate, le Lyonnais Olivier Pirra. Éric Pelet, second porte-parole de Reconquête et ancien secrétaire départemental RPR du Rhône, considère " qu'il y a eu un phénomène d’attraction depuis Villepinte. La configuration de la présidentielle se divise en trois offres : Pécresse peut être vue par un nombre d’électeurs comme une offre de centre droit, d’autres voient Ciotti comme une sensibilité de droite. Et puis il y a nous, on sait qu’on va avoir des arrivées de militants LR,  les élus ça sera surement plus difficile pour eux de se prononcer mais certains ont déjà fait le pas comme Gérard Dezempte, et il y en aura d’autres".


"Un meeting de Zemmour sera très certainement organisé à Lyon autour des mois de février et mars", Thibaut Monnier, Coordonnateur régional adjoint de Reconquête


Au rang des profils surprenants : Gabriel Versini, avocat pénaliste "qui à l’habitude de défendre les policiers" nommé délégué à la justice, ou encore Xavier Eginard, sapeur-pompier et chef de la caserne Lyon-Duchère établi comme délégué à la sécurité. 

 4000 adhérents revendiqués dans la région

Pour l’heure, Reconquête ne souhaite pas communiquer de chiffre concernant les promesses de parrainages recueillis, "pour autant 4000 adhérents ont été relevés dans la région après le ‘serment de Villepinte’, expose Thibaut Monnier, on y retrouve un public de ville, et aussi des adhésions dans les villages". Un QG de campagne devrait voir le jour à Lyon "d’ici le début d’année prochaine, et dans l’attente de récolter les fonds nécessaires", souligne Eric Pelet. Enfin, Zemmour va "très certainement" donner un meeting dans la capitale des Gaules " autour des mois de février et mars. Puisque les grandes villes sont gardées pour la fin de campagne, et comme il est déjà venu dans la région cela se fera prochainement", a expliqué Thibaut Monnier. 

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