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Police scientifique : la grogne des experts

Loin de l’image véhiculée par les séries, des “experts” témoignent pour Lyon Capitale de leur quotidien. Confrontés au terrorisme, au sordide et à la délinquance de masse (1), des agents de la police technique et scientifique ont engagé un bras de fer pour entrer dans la catégorie “active” à l’image des gardiens de la paix.

Des Experts américains à R.I.S police scientifique, elle a fait les choux gras des audiences de TF1. Hors caméras, la police technique et scientifique ne se fait pas dérouler le tapis rouge. En France, la maison des “experts” compte près de 2 500 agents. Tandis qu’ils représentent moins de 2 % des effectifs de la Police nationale, leurs travaux permettraient d’élucider une affaire sur trois. De moins en moins circoncises aux laboratoires, leurs missions les amènent à être sur le terrain. “Vu que nous ne sommes pas formés à nous défendre et que nous sommes des scientifiques, il faut nous protéger. Mais, dans la pratique, ce deal n’est pas respecté.” Camille* travaille pour la sécurité publique à Lyon. Munie d’un appareil photo pour figer les scènes et d’une mallette pour relever empreintes et traces d’ADN, elle effectue un travail devenu “indispensable à la procédure”. Elle pourrait porter l’uniforme, mais elle préfère l’option discrétion et voiture banalisée. Question de sécurité.

“En espérant ne pas se faire tuer”

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