Collomb
©Mathilde Régis

Police - Conditions de travail : Collomb veut être jugé dans deux ans

Alors qu’un concours de photos a été lancé par l’UNPI, une association de policiers, pour dénoncer la dégradation de leur matériel de travail, Gérard Collomb a demandé à être jugé sur “ses actes” d’ici à “deux ans”, concédant cependant que certaines installations étaient “très dégradées”.

Fin août, l'UPNI, une association de policiers, a lancé un concours de photos pour alerter la population sur la vétusté du matériel mis à disposition des forces de l'ordre. Et force est de constater que tout ne va pas pour le mieux dans les commissariats français. En réaction aux photos publiées, Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, a déclaré lors d'un déplacement à Beauvais : "Il y a toutes les réalités aujourd'hui en France : à la fois des installations qui sont magnifiques et d'autres qui sont très dégradées."

Au vu des photos, la ville de Lyon n'est pas épargnée. Véhicules en panne, locaux insalubres, bâtiments délabrés, l'UNPI considère même l'état de certains équipements comme "catastrophique". "À l'hôtel de police, par exemple, les fenêtres ne ferment pas. Pour éviter que les gardés à vue puissent s'échapper, on a dû attacher les montants avec des petites chaînettes, déplore ainsi Mario. À Saint-Priest, les stores tiennent avec un pied de biche. À Chassieu, le cantonnement CRS 45 est délabré, les murs suintent et le crépi s'écroule." Contactée à plusieurs reprises, la DDSP du Rhône n'a pas donné de réponse.

De son côté, Gérard Collomb demande à être jugé sur ses actes : "Il y a trois mois que je suis là. En trois mois, je n'ai pas repeint de mes petites mains tous les commissariats de toute la France." Le ministre de l’Intérieur a donné une échéance pour évaluer son travail : "Dans deux ans peut-être, ils pourront dire si c'est toujours aussi vétuste ou bien si les choses se sont améliorées. Je parie qu'ils diront à ce moment-là que les choses se sont améliorées." Rendez-vous est donc donné avec les policiers qui avaient lancé ce concours de photos pour "interpeller la hiérarchie et l'opinion publique sur ces problèmes".

à lire également
Alexandre Vincendet, dans son bureau à la mairie de Rillieux-la-Pape, en 2015 © Tim Douet
Le maire de Rillieux-la-Pape ne s’est pas encore déclaré candidat à l’investiture des Républicains pour la présidence de la métropole en 2020, mais il mène déjà une campagne interne. Alexandre Vincendet veut jouer Lyon contre le reste de l’agglomération et le renouveau face à un système à bout de souffle. Catalogué sur une ligne droitière, le président de la fédération LR du Rhône fait de Rillieux son laboratoire d’une politique qu’il veut plus pragmatique qu’idéologique. Entretien.
1 commentaire
  1. Robes Pierre - 1 septembre 2017

    dans deux ans , s'il est toujours ministre!

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut