Les Hospices Civils de Lyon, Lyon 1 Université Claude Bernard et OL Lyonnes s’associent pour deux ans autour de la santé des sportives.
Mieux prendre en compte les spécificités de la pratique sportive féminine. C’est l’ambition affichée par les Hospices Civils de Lyon (HCL), Lyon 1 Université Claude Bernard et OL Lyonnes, qui ont conclu une alliance pour les deux prochaines années. Le partenariat sera officiellement lancé ce samedi 12 septembre au Groupama Stadium, à l’occasion du premier match à domicile de la saison des OL Lyonnes face au Paris FC, prévu à 13h30. L’objectif est de développer une meilleure connaissance de la santé des sportives.
À noter que seulement 6% des travaux en sciences du sport ont porté sur les femmes en 2026 selon les dires des HCL. "La santé des femmes est un enjeu majeur dans notre société, qui nous concerne particulièrement dans l’accompagnement des sportives de haut niveau", souligne Vincent Ponsot, directeur général d’OL Lyonnes. Selon lui, ce partenariat doit permettre de proposer aux joueuses et aux jeunes de l’académie "un suivi personnalisé".
"Le sport n’est pas secondaire : il est essentiel"
Les joueuses d’OL Lyonnes pourront bénéficier de l’expertise des HCL à travers une filière médicale dédiée et des référents identifiés, notamment pour leur suivi gynécologique. La santé mentale des jeunes sportives fait aussi partie des sujets envisagés. "Le sport n’est pas secondaire : il est essentiel. Il est à la fois un terrain de recherche et d’innovation, mais aussi un formidable levier de prévention et de santé", estime Bruno Lina, président de Lyon 1 Université Claude Bernard.
"Comment favoriser, faciliter la pratique sportive, pour les jeunes filles, les jeunes adultes, puis tout au long de la vie des femmes, et quels en sont les bénéfices, pendant l’adolescence, pendant la grossesse, à la ménopause", questionne Marion Cortet, cheffe de service adjointe de gynécologie à l’hôpital de la Croix-Rousse.
L’objectif est également de mieux comprendre le phénomène de "décrochage sportif" chez les femmes, en croisant les approches médicales et les sciences sociales. Les partenaires veulent notamment développer les connaissances, sécuriser les parcours de pratique et centraliser davantage de données médicales afin d’améliorer le suivi des sportives.
Trois conférences par an seront donc organisées pendant la durée du partenariat.
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