Le 07 Juillet marque le second tour des élections législatives 2024.
Photo d’illustration. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)

Municipales 2026 : les élections confirmées par le tribunal administratif dans cinq communes du Rhône

Le tribunal administratif de Lyon a rejeté ce vendredi 18 septembre les recours déposés contre les élections municipales de mars 2026 à Genas, Grigny-sur-Rhône, Meyzieu, Saint-Priest et Tassin-la-Demi-Lune.

Les élections municipales de mars 2026 sont désormais entérinées dans cinq communes du Rhône. Le tribunal administratif de Lyon a rendu ce vendredi 18 septembre ses jugements concernant les recours déposés à Genas, Grigny-sur-Rhône, Meyzieu, Saint-Priest et Tassin-la-Demi-Lune. Aucun des cinq scrutins ne sera annulé.

Au second tour du 22 mars à Meyzieu, la liste d’Issam Benzeghiba avait remporté l’élection avec 6 716 voix (50,28 %), contre 6 642 voix (49,72 %) pour celle du maire sortant Christophe Quiniou, soit seulement 74 suffrages d’écart. La liste de ce dernier contestait plusieurs opérations de propagande électorale. Elle mettait en cause des SMS envoyés par des soutiens d’Issam Benzeghiba dans les derniers jours de la campagne. Le tribunal estime que leur contenu ne relevait pas de la polémique électorale. Le recours contestait également des inscriptions insultantes visant Christophe Quiniou ainsi que l’utilisation supposée de bases de données d’établissements publics pour l’envoi de courriels électoraux. Là encore, le tribunal n’a pas établi de lien avec la liste victorieuse.

À Genas, Daniel Valéro avait été largement réélu dès le premier tour avec 74,30 % des suffrages, soit 3 051 voix d’avance sur Stéphanie Notin. Un recours contestait l’utilisation, dans la propagande de la liste "Genas de cœur", d’une photographie des candidats prise dans l’atrium de l’Hôtel de Ville. Le tribunal considère que cet espace est librement accessible au public et que les photographies y sont autorisées gratuitement. Un grief portant sur le caractère supposément mensonger d’un tract a été écarté.

À Grigny-sur-Rhône, Xavier Odo avait lui aussi été élu dès le premier tour, avec 62,38 % des voix, soit 749 suffrages d’avance sur la liste "Grigny unie et solidaire". Le recours portait sur les professions déclarées de deux candidats de la liste victorieuse et sur une photographie réalisée dans une salle communale. Le tribunal a relevé une irrégularité : un message électoral avait été publié sur les réseaux sociaux le 14 mars, après la clôture officielle de la campagne. Cette publication n’a toutefois pas été considérée comme importante pour avoir influencé le résultat.

À Saint-Priest, Gilles Gascon avait remporté le scrutin dès le premier tour avec 58,13 % des suffrages. La liste "Faire mieux pour Saint-Priest", arrivée derrière avec 9,79 %, demandait l’annulation de l’élection. Le tribunal a examiné les conditions de mise à disposition des salles communales pour les réunions électorales, des incidents lors de collages d’affiches et l’absence de certains assesseurs. Aucun de ces éléments n’a été jugé susceptible d’avoir modifié le résultat.

À Tassin-la-Demi-Lune, le recours avait été déposé par le préfet du Rhône. Pascal Charmot avait remporté l’élection dès le premier tour avec 60 % des voix, soit 2 544 suffrages d’avance sur la deuxième liste. Le préfet contestait notamment le fait que l’urne du bureau de vote n°8 n’avait pas été fermée à clé entre 8h et 9h55. Le tribunal reconnaît cette irrégularité mais relève que l’urne est restée sous la surveillance des membres du bureau et qu’aucune manipulation frauduleuse n’a été signalée.

Les cinq élections municipales contestées dans le Rhône sont donc maintenues à l’issue de ces décisions du tribunal administratif de Lyon.

Lire aussi : Vaulx-en-Velin : Abdelkader Lahmar défend son élection et annonce vouloir "se battre jusqu’au bout"

Laisser un commentaire

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut