La mobilisation se poursuit ce vendredi 2 octobre à Lyon et dans le département du Rhône. Suivez en direct l'évolution de la situation tout au long de la journée.
17h15 : 138 interpellations depuis mardi dans le Rhône
Le parquet de Lyon indique ce vendredi, en complément des informations déjà communiquées hier, que 138 personnes, essentiellement mineures, ont été interpellées et placées en garde à vue, principalement pour des infractions de violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique, dégradations et dégradations par moyen dangereux du bien d’autrui, participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens lors de manifestation sur la voie publique.
Au terme des investigations menées dans le cadre de ces différentes enquêtes, 13 mineurs ont été déférés devant le juge des enfants et 3 majeurs ont été déférés selon la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité ; 27 mineurs et un majeur ont été poursuivis aux fins de comparaitre ultérieurement devant la juridiction de jugement ; 52 personnes ont fait l’objet d’une mesure alternative aux poursuites et 16 procédures ont donné lieu à un classement sans suite à l’issue d’investigations qui n’ont pas permis de caractériser suffisamment les infractions dont les personnes interpellées étaient suspectées.
Plusieurs gardes à vue ont été levées dans le cadre d’enquêtes dont les investigations nécessitent d’être poursuivies, indique le parquet de Lyon. Plusieurs gardes à vue sont toutefois toujours en cours.
17 heures : la CGT UD 69 demande le retrait de l'interdiction de rassemblement
Dans un communiqué, la CGT UD 69 se dit prête à "accueillir les sollicitations de la jeunesse", tout en "respectant l’autonomie et les choix des modes d’actions opérés par les lycéens". Elle condamne toutefois la "répression policière" opérée sur les jeunes et dénonce des "violences qui ne sont pas justifiables." Elle demande donc le retrait de l’arrêté pris par la préfecture du Rhône interdisant tout rassemblement et appelle les services de l’État à "recevoir les organisations de jeunesse afin que celles-ci puissent exprimer leurs justes revendications."
16h25 : le bilan de la journée s'alourdit, un policier blessé
Dans son dernier bilan communiqué peu après 16 heures, la préfecture du Rhône fait état de 31 interpellations depuis le début de la journée. Au total, 30 établissements ont été impactés par les mouvements. Les services de l'État déplorent également cinq blessés, dont un policier.
15h50 : deux lignes de tramway perturbées
Les lignes de tramway T1 et T2 sont actuellement perturbées en raison de la manifestation cours Charlemagne (2e arr.). Le tramway T1 circule de Debourg à Halle Tony Garnier puis de Perrache à IUT Feyssine. Les stations de Musée des Confluences à Place des Archives ne sont plus desservies dans les deux sens de circulation. Le tramway T1 quant à lui circule uniquement de Saint-Priest Bel Air à Centre Berthelot. Les stations de Hôtel Région Montrochet à Perrache ne sont plus desservies.
La reprise de la circulation est estimée à 16h30 pour le moment.
14h55 : un rassemblement devant le centre commercial de Confluence
Environ 300 élèves sont réunis devant le centre commercial de Confluence, situé dans le 2e arrondissement de Lyon, depuis 30 minutes environ. Les lycéens pourraient se rendre ensuite devant l’Hôtel de Région Auvergne-Rhône-Alpes, juste en face. Les forces de l’ordre encadrent le rassemblement. Du gaz lacrymogène a été utilisé pour disperser les manifestants.
13 heures : l'intersyndicale du Rhône soutient les lycéens et appelle à la mobilisation le 6 octobre
Dans un communiqué, l'intersyndicale du Rhône (SNFLOS69, CGT Éduc’action, Sud 69, CNT et SNES FSU Lyon) apporte son soutien aux lycéens mais déplore "que la seule réponse apportée" soit "la répression." Et d'ajouter : "Ils exigent des effectifs moins chargés, le remplacement des professeurs absents, l’abandon de Parcoursup, des établissements protégés de la chaleur... Ces revendications rejoignent celles que portent inlassablement nos organisations syndicales lors de grèves, de rassemblements, de d’audiences au rectorat... les revendications des lycéennes et lycéens sont (aussi) les nôtres !" Les organisation syndicales appellent enfin les citoyens à se joindre à la mobilisation organisée mardi 6 octobre.
12h55 : Gilles Gascon appelle Emilie Rekik-Kara a démissionner de son mandat de conseillère municipale
Dans une vidéo publiée sur le réseau social TikTok, la conseillère municipale de La France insoumise à Saint-Priest s'est filmée affirmant avoir aidé des jeunes impliqués dans les incidents à dissimuler leur visage pour éviter d’être identifiés. Le maire de la commune, Gilles Gascon, "condamne fermement toute banalisation des violences, des dégradations et des comportements visant à échapper à l’identification, et rappelle la responsabilité particulière qui incombe à tout élu de la République dans le respect de la loi, des institutions et des forces de l’ordre." L'élu appelle la conseillère municipale à démissionner de son mandat.
12 heures : 26 interpellations
Dans le dernier bilan communiqué à 12 heures, la préfecture du Rhône fait toujours état de 28 établissements impactés. En revanche, on dénombre désormais 26 interpellations (6 en zone gendarmerie et 20 en zone police). "De manière générale, les forces de l'ordre font face à des escarmouches", indiquent les services de l'État.
11h30 : le conseil municipal interrompu
Prolongé ce vendredi 2 octobre, en raison de l’importance de l’ordre du jour du 24 septembre dernier, le conseil municipal a été interrompu en fin de matinée après que les élus de droite ont quitté l’hémicycle, dénonçant un manque de temps de parole et une absence de réponse de la part de l'exécutif. "Nous avons commencé ce mandat, et vous vous en félicitiez, avec un groupe de 27 élus, compact, composite, vous nous disiez être le plus grand groupe d’opposition, c’était le cas, mais vous avez décidé de vous couper en petits morceaux, façon puzzle comme dit l’autre. Ce n’est pas moi qui ai pris cette décision.", a lancé Grégory Doucet.
10h55 : Grégory Doucet se rend aux côtés des lycéens
Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, s'est rendu ce vendredi matin devant le lycée Ampère (2e arr.) pour rencontrer les élèves. "Leurs préoccupations doivent être entendues et prises au sérieux. Les écouter, c'est leur accorder la considération qu'ils demandent. Merci aux équipes éducatives pour leur engagements et aux forces de sécurité qui ont permis que tout se déroule dans le calme ce matin", indique-t-il.

10h46 : 28 établissements impactés et 17 interpellations
Au total, 28 établissements ont été impactés depuis ce matin à Lyon et dans le département du Rhône. La préfecture précise également que 17 personnes ont été interpellées, 12 en zone police et 5 en zone gendarmerie.
10h45 : L'usage de drones pourrait être autorisé une nouvelle fois selon la préfecture
10h30 : Les lycées tentent de manifester de manière pacifique, en vain

10h20 : Les casseurs tentent de piéger les CRS dans les rues du 6e
Les tensions ont repris dans le 6e arrondissement, aux abords du lycée Édouard Herriot. Les casseurs se pressent dans les petites rues pour tenter de piéger les CRS. Ils sont partout, que ce soit près du lycée, près du métro et même autour des quais.
10h : Situation toujours tendue dans le 6e
La situation est toujours difficile dans le 6e arrondissement de Lyon. Alors que la manifestation se déroulait de nouveau dans le calme et que les pompiers étaient même acclamés, quelques personnes cagoulées sont venus se mêler aux lycéens du lycée Edouard-Herriot pour en découdre. S'en est suivi plusieurs mouvements de foule et des jets de projectiles contre les forces de l'ordre présente en nombre.
9h25 : Incendie sauvage en cours à Lyon
Les heurts se poursuivent à Lyon, devant le lycée Edouard-Herriot. Les manifestants incendies des poubelles.

9h15 : Grosses tensions dans le 6e arrondissement de Lyon
8h58 : De nombreux CRS devant le lycée Edouard-Herriot
Le lycée Edouard-Herriot, dans le 6e arrondissement de Lyon, ne fait pas partie des lycée fermés ce vendredi. Par conséquent, 7 fourgons de CRS sont déployés aux abords du lycée, notamment pour sécuriser l'avenue Saxe.

8h45 : des heurts dans le 6e arrondissement de Lyon
8h32 : 11 établissements impactés ce vendredi
Onze établissements (8 lycées, 2 collèges et l'université Lyon 3) ont été impactés ce vendredi matin par des actes isolés, notamment des incendies de poubelles, des tirs de mortiers, indique la préfecture du Rhône.
Trois rassemblements sont en cours dans la Métropole de Lyon : devant le lycée Edouard Herriot, dans le 6e arrondissement de Lyon, devant le lycée Ampère, dans le 2e arrondissement de Lyon et devant les collèges Césaire et Barbusse à Vaulx-en-Velin. "Les forces de sécurité intérieure restent pleinement mobilisés pour disperser les attroupements et permettre aux élèves d'accéder à leurs établissements" explique la préfecture.
8h25 : La préfecture prend plusieurs arrêtés
Pour prévenir tout nouveaux débordements, la préfecture du Rhône a pris plusieurs arrêtés ce vendredi 2 octobre :
- interdiction demain à compter de 06h à 18h des cortèges, défilés et rassemblements revendicatifs dans un rayon de 100 mètres autour des 44 établissements dispensant les cours en distanciel
- réglementation de l’achat, de la vente, de la cession, de l’utilisation du port et du transport des artifices de divertissement et d’articles pyrotechniques
- interdiction de la distribution, de l'achat, de la vente à emporter et du transport de carburants.
Revivez la journée de mobilisation du jeudi 1er octobre dans les lycées de Lyon et du Rhône
8h15 : Les forces de l'ordre de nouveaux déployés sur le territoire
Dans un communiqué de presse transmis jeudi soir, le préfet du Rhône, Etienne Guyot a une nouvelle condamné "avec la plus grande fermeté les violences et les dégradations qui sont totalement incompatibles avec les revendications qui peuvent être portées dans le cadre d'un mouvement respectueux des lois de la République." Rappelant également que "la responsabilité civile des parents pourra clairement être engagée quand des dégradations seront commises par des mineurs", le préfet explique qu'un dispositif "de sécurité adapté et robuste sera à nouveau déployé" ce vendredi sur le terrain.
8h05 : 44 établissements fermés ce vendredi
Au lendemain d'une journée particulièrement agité aux abords de nombreux établissements scolaires, 44 d'entre eux dispenseront les cours en distanciel ce vendredi.
Voici la liste des établissements qui n'accueilleront pas les élèves aujourd'hui :
- Lycée Casanova (Givors)
- Lycée La Martinière Diderot (Lyon 1er)
- Lycée Sembat Seguin (Vénissieux)
- Lycée Gustave Eiffel (Brignais)
- Lycée Brossolette (Villeurbanne)
- LP Tony Garnier (Bron)
- LP Béjuit (Bron)
- Lycée Jean-Paul Sartre (Bron)
- LP Cuzin (Caluire)
- Lycée Blaise Pascal (Charbonnière-les-Bains)
- Lycée Charlie Chaplin (Décines-Charpieu)
- Lycée Saint Exupéry (Lyon 4e)
- Lycée Aragon Picasso (Givors)
- Lycée Barthélemy Thimonnier (L'Arbresle)
- Lycée Jacques de Flesselles (Lyon 1er)
- Lycée Récamier (Lyon 2e)
- Lycée Claudel (Lyon 4e)
- LP Jacquard (Oullins-Pierre-Bénite)
- Lycée Camus Sermenaz (Rillieux-la-Pape)
- Lycée Chabrières (Oullins-Pierre-Bénite)
- Lycée Brel (Vénissieux)
- LP Canuts (Vaulx-en-Velin)
- Lycée René Descartes (Saint-Genis-Laval)
- Lycée Condorcet (Saint-Priest)
- Lycée Curie (Villeurbanne)
- Lycée Colbert (Lyon 8e)
- Lycée Lacassagne (Lyon 3e)
- Lycée Doisneau (Vaulx-en-Velin)
- Lycée Magenta (Villeurbanne)
- Lycée Fays (Villeurbanne)
- EREA-DV René Pellet (Villeurbanne)

“Un étudiant ne peut plus se loger” : l’impossible casse-tête des locataires lyonnais
Quel que soit la suite de la saillie vs Bardella, l'opnion populaire sera que la nomenclature médiatico-politique n'est pas prète à perdre le gateau !
En 15 ans et 3 mandats présidentiels socialo-libéraux: terrorismes islamistes, gilets jaunes, confinements, immigrations, bloc républicain, dette, chienlit... !
Par le passé, Jean-Luc Mélenchon a lui aussi utilisé une expression similaire à l'encontre du journal d'investigation en qualifiant Mediapart de « torchon » et d'« officine de police » en octobre 2018, après des révélations concernant ses comptes de campagne.
"Tout blancs, tout moches, que vous êtes" "antisémitisme résiduel" sic JLM
En une vingtaine d'années, Paris n'est plus que la capitale d'une région IDF et ses 11 millions de résignés et/ou soumis. Les vraies capitales sont Lille, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Marseille, Toulouse, Rennes, Nantes ..etc
Plus facile de faire un éditorial à charge sur les posts de Bardella mineur que de dénoncer les dérives séditieuses, haineuses, violentes extrémistes du gourou de LFI !
Édito Renaud Dely France Info. "Jean-Luc Mélenchon souffle sur les braises de la colère lycéenne, puis déplore que l’incendie prenne"