Le procureur de la République de Lyon a tenu ce lundi une conférence de presse au sujet de la mort de Quentin Deranque. Une enquête criminelle a été ouverte pour homicide volontaire.
Trois jours après la révélation des faits et la diffusion de plusieurs vidéos, le procureur de la République de Lyon apporte de nouveaux éléments. Lors d'une conférence de presse organisée ce lundi après-midi au tribunal judiciaire de Lyon, Thierry Dran a indiqué qu'aucune interpellation n'avait été réalisée dans l'enquête criminelle ouverte après le lynchage ayant entraîné la mort du militant nationaliste Quentin Deranque.
Cet étudiant de 23 ans qui "accompagnait" six militantes du groupe d'extrême droite Némésis lors d'un "happening" en marge d'une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan. Une quinzaine de personne ont été auditionnées a par ailleurs indiqué Thierry Dran qui a affirmé qu'au "moins six personnes" avaient exercé des violences à l'encontre de Quentin Deranque.
Une enquête criminelle pour tentative d'homicide a par ailleurs été ouverte, au regard de la nature des violences exercées, les coups subi par le jeune militant ayant principalement visé la tête. L'autopsie a en effet montré que la violence des coups portés écartait toute possibilité de soins visant à empêcher la mort.
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