Véronique Sarselli à la tribune le jour de son élection à la tête de la Métropole de Lyon.
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Métropole de Lyon : retour à l’équilibre ou retour en arrière ?

La feuille de route de la Métropole de Lyon, présidée par Véronique Sarselli, peine à se distinguer. Les premiers jours du mandat sont consacrés à déboulonner quelques totems écologistes. Il se dessine aussi une sorte de retour aux années Collomb sur le fond comme sur la forme, avec quelques grands projets et une volonté de relancer l’attractivité du territoire.

À l’hôtel de la Métropole, rue du Lac dans le 3e arrondissement, les éléments de langage ont changé du tout au tout, rappelant que chaque mandat a sa novlangue. Les écologistes avaient structuré leur action autour de quelques mots clés : apaisement, végétalisation, adaptation. Le retour de la droite au pouvoir, après avoir passé un quart de siècle dans l’opposition, s’accompagne d’un champ lexical à base de préfixes : réparer, rééquilibrer, relancer. La différence n’est pas seulement sémantique. Si la nouvelle majorité en est encore à prendre ses marques, elle s’applique depuis près de quatre mois à mettre en acte l’alternance. Elle envoie des signaux à ses électeurs sur des cas symboliques. Le projet de requalification de la rive droite qui devait réduire la place de la voiture en centre-ville et permettre des espaces de promenade publique a été abandonné. La zone à trafic limité, mise en place en juin 2025, qui restreignait l’accès à la Presqu’île aux seuls automobilistes ayants droit a été assouplie.

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