Nouvelle rame du métro B © Sytral 2019
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Métropole de Lyon : la bataille des métros a déjà commencé

Difficile de privilégier une solution dans un contexte budgétaire contraint quand chaque secteur de la métropole de Lyon peut légitimement faire valoir son droit au métro. La volonté des élus écologistes de mettre en balance quatre lignes de métro lors d’une concertation qui débutera à l’automne prochain pourrait aboutir à une jolie foire d’empoigne entre territoires.

Va-t-on assister à une guerre des métros à Lyon ? Un combat entre territoires métropolitains dont le gagnant aurait d’ici 15 ans sa ligne de transport “lourd” sous les pieds. C’est ce que craignent les élus de plusieurs territoires lyonnais après l’annonce en septembre dernier de Bruno Bernard d’organiser une grande concertation à propos de quatre lignes de métro. Parmi les challengeurs on retrouve la ligne E, plus de 1,5 milliard d’euros, qualifiée de ligne “Gérard Collomb”, lancée en 2014 par l’ancien maire de Lyon alors candidat à sa réélection qui cherchait un grand projet pour marquer son futur mandat. Une ligne par ailleurs présente sur les documents de campagne des élus écologistes dans l’Ouest lyonnais mais qui a été retirée avant le deuxième tour. Elle devait initialement relier la place Bellecour à Tassin-la-Demi-Lune mais, après concertation, aurait finalement relié le quartier d’Alaï et la Part-Dieu.

Il y a aussi la ligne B, prolongée vers Rillieux-la-Pape depuis Charpennes pour desservir le plateau nord et toute la Côtière de l’Ain. La ligne A qui irait jusqu’à Décines et son grand stade depuis Vaulx-en-Velin La Soie. Et enfin la ligne D qui serait étendue jusqu’à La Duchère depuis Vaise afin de desservir les monts d’Or et ses zones d’activité comme Techlid.

Un engagement lourd

Si les études de la ligne E ont déjà été réalisées, d’autres sont en cours pour objectiver les besoins et la situation des territoires concernés. Presque terminées, elles devraient être rendues publiques au printemps. “On va trancher en fonction de plusieurs critères d’intérêt général. C’est le cas par exemple du nombre de personnes concernées en termes de report modal réel. Je ne veux pas préempter le débat, mais il y a des zones où des dizaines de milliers de gens n’ont pas de transport collectif sérieux. Il faut donc voir si le métro répond bien aux besoins de ces gens. Ça va dépendre du type d’habitat, de la densité, etc.”, explique Jean-Charles Kohlhaas, vice-président de la Métropole de Lyon en charge des déplacements et vice-président délégué du Sytral.

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