Né d’un échange quotidien entre la cuisine et la salle, le pigeon à la volée rend hommage à la précision du geste et à l’amour du produit. Ici, les deux maîtres d’hôtel, Maxime Tschirhart, seize ans de maison et Charles Orboin, dix-neuf ans de maison, entourent Louis Morin, directeur de salle @© Agence Camille Carlier / Alexandra Battut
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Meilleurs Ouvriers de France : Louis Morin, directeur de salle chez Bocuse

Le jour de ses 30 ans, Louis Morin a pris la direction de la salle du restaurant Paul Bocuse, à Collonges-au-Mont-d’Or. Ils sont une dizaine comme lui, Meilleurs Ouvriers de France.

C’est le théâtre d’une vie. Du haut de ses 30 ans, Louis Morin en a bien conscience. “Celui qui allait prendre ce poste ici, à Collonges-au-Mont-d’Or, allait probablement rester toute sa vie.”

Ce 29 mars 2024, lorsque Vincent Le Roux, le directeur du restaurant Paul Bocuse, et époux de sa petite-fille, le reçoit en toute discrétion pour l’informer que le prestigieux poste de directeur de salle serait bientôt à pourvoir, le sang de Louis Morin ne fait qu’un tour. “Ce poste n’existera peut-être plus jamais”, pense-t-il alors. François Pipala, Meilleur Ouvrier de France et Meilleur Directeur de salle du monde, est resté trente-cinq ans, Jean-Philippe Merlin, son successeur, l’a remplacé pendant plus de quarante ans de bons et loyaux services en salle.

Un jeune directeur de salle Meilleur Ouvrier de France, ça ne court pas les rues. Le profil est recherché. Un trois-étoiles parisien lui avait d’ailleurs aussi ouvert ses portes. Mais un cadeau comme celui de Collonges, cela ne se refuse pas.

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