Véronique Sarselli et Grégory Doucet
Véronique Sarselli (LR, Métropole de Lyon) et Grégory Doucet (Les Ecologistes, Ville de Lyon)

Manifestations interdites à Lyon : Véronique Sarselli soutient la décision du préfet, Grégory Doucet "prend acte"

Dans un communiqué, la présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, indique soutenir la décision du préfet du Rhône, Étienne Guyot, d’interdire les manifestations dans plusieurs secteurs de Lyon, quand le maire Grégory Doucet "prend acte" et souhaite l'ouverture d'"espaces de dialogue".

Alors que plusieurs appels au rassemblement contre la vie chère ont été lancés pour la journée de samedi 24 octobre dans plusieurs secteurs de Lyon, le préfet du Rhône, Etienne Guyot, a confirmé à la mi-journée que "les manifestations, cortèges, défilés, attroupements et rassemblements à caractère revendicatif" étaient interdits dans une grande partie du centre-ville. L'interdiction sera en vigueur de 10 heures à 23 heures. Elle concernera notamment l'ensemble de la Presqu'île, de la place des Terreaux jusqu'à Perrache, mais également une partie du Vieux Lyon, de la Confluence, du 6e arrondissement et du secteur de la Part-Dieu. Les abords de la préfecture et de l'hôtel de ville sont également inclus dans ce périmètre.

Lire aussi : Acte II des Gilets jaunes à Lyon : la préfecture confirme l'interdiction des manifestations dans un large périmètre du centre ville

"Lyon ne peut pas se permettre un autre samedi noir"

Dans un communiqué diffusé sur ses réseaux sociaux, la présidente (LR) de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, assure qu’après les violences "d’une gravité exceptionnelle", avec près de 200 commerces pillés et des bâtiments publics "pris pour cible" la semaine dernière, "Lyon ne peut pas se permettre un autre samedi noir." "Dans ce contexte, je soutiens la décision du Préfet du Rhône d’interdire toute manifestation à Lyon ce samedi 24 octobre", déclare ainsi la présidente.

Elle ajoute : "La liberté de manifester est un pilier de notre démocratie, et il n'est évidemment pas question de la remettre en cause. Mais nous ne sommes pas dans une situation ordinaire. La ville sort à peine d’un week-end de pillages et d’incendies, les commerçants n’ont même pas fini de déblayer. Laisser se tenir un nouveau rassemblement serait prendre un risque inacceptable."

Véronique Sarselli "regrette vivement" la position "inverse" adoptée par le maire de Lyon, Grégory Doucet, qui, à la sortie de son entretien avec le Premier ministre, Sébastien Lecornu, ce jeudi disait ne pas être "favorable à ce qu'on interdise a priori les manifestations parce que les gens ont des choses à dire", rappelant le caractère constitutionnel du droit de manifester. La présidente de la Métropole de Lyon estime encore qu’il est "essentiel que les acteurs publics prennent leurs responsabilités en allant tous dans le même sens pour protéger les habitants et ceux qui font vivre nos villes."

Lire aussi : La préfecture prévoit un dispositif de sécurité massif pour l’acte II du mouvement contre la vie chère à Lyon

"Demain, je serai mobilisé (…) pour garantir le bon fonctionnement de notre ville"

"Afin de garantir l’ordre et d’assurer la protection des biens et des personnes, M. le Préfet de Région, après concertation des élus et des acteurs du territoire, a décidé d’interdire les manifestations pour y parvenir, et je prends acte de sa décision", a quant à lui déclaré Grégory Doucet en début d’après-midi, dénonçant dans le même temps "les violences, les pillages et les saccages" "inacceptables" qu’à connu Lyon le 17 octobre.

Le maire de Lyon appelle par ailleurs à "prendre la mesure du possible déchirement de notre société", ajoutant que "le pire serait que nous finissions par ne plus nous regarder comme des concitoyens, mais comme des adversaires." "Le retour au calme est donc une nécessité absolue, même s’il ne se suffira pas à lui seul", martèle encore l’édile lyonnais, qui assure : "Demain, je serai mobilisé avec l’ensemble de mon exécutif et des maires d’arrondissement pour garantir le bon fonctionnement de notre ville. Dans ce moment de gravité, le sens des responsabilités et le respect de nos valeurs républicaines doivent primer."

Grégory Doucet souhaite l’ouverture d’espaces de dialogue

Grégory Doucet annonce par ailleurs qu’il proposera "dans les jours qui viennent" l'ouverture d'"espaces de dialogue", "seuls espaces à même de conduire à l’apaisement." Et de conclure : "Protéger notre ville, c’est aussi préserver ce qui nous unit. C’est refuser que la violence ait le dernier mot, sans jamais renoncer au dialogue, aux libertés et à la fraternité qui fondent notre République. C’est préserver les libertés publiques dans le respect de la sécurité."

Lire aussi : Émeutes du 17 octobre : la Région Auvergne-Rhône-Alpes débloque 15 millions d’euros d’aides aux commerçants

Laisser un commentaire

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut