Assemblée nationale

Lyon-Turin : l'opacité du vote à l'Assemblée perdure

Combien de députés ont voté pour ou contre la ratification de l'accord sur le Lyon-Turin ? Le site de l'Assemblée nationale omet de le préciser et passe directement des votes du 20 décembre à ceux du 12 janvier.

Si le projet de construction d'un tunnel reliant Lyon et Turin, dont la facture est estimée entre 8 et 20 milliards d'euros selon les sources, n'a pas fait l'objet de débat au sein de l'Assemblée nationale le 22 décembre dernier, la transparence sur ce vote laisse également à désirer. Côté italien, les députés ont ratifié l'accord signé en février 2015 entre Matteo Renzi et François Hollande le 20 décembre dernier. Résultat : 285 voix pour, 103 voix contre et 3 abstentions. Deux jours plus tard, en France, ce même accord était adopté en première lecture. Mais pour savoir combien de députés étaient présents lors de cette séance, la veille du début du week-end de Noël, il faudra repasser. Sur le site de l'Assemblée nationale qui permet l'analyse des scrutins, le dernier vote avant les deux semaines de suspension des travaux à l'assemblée est celui du 20 décembre, pour se poursuivre ensuite dès... le 12 janvier. Pour rappel, la Cour des Comptes estimait dans un rapport, en août dernier, que le financement de cette ligne était "largement hors de portée budgétaire", soulignant "le caractère très préoccupant" de ce projet et de celui du canal Seine Nord pour "l'équilibre futur des finances publiques".

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7 commentaires
  1. acac - 14 janvier 2017

    En commission, le projet de loi a été voté par tous les députés sauf Noël Mamere et Cécile Duflot, deux députés très proche de la Savoie! Le Conseil Général de Savoie a à nouveau voté une motion soutenant à l'unanimité ce projet. Le Lyon-Turin peut être largement financé par l'Eurovignette Poids-Lourds Alpine qui peut mis en place dès l'automne prochain ( rapport destot-bouvard). Malheureusement, la CC et les bonnets rouges sont contre.Le vrai scandale, c'est les alternatives bidons de Daniel Ibanez qui prétend pourvoir ajouter plus de 100 trains de marchandises sur la ligne historique au détriment des TER et des TGV. A noter qu'évidemment, il ne présente son projet sur aucune des communes traversées par la ligne historique, mais uniquement sur des communes impactées par le Lyon-Turin

  2. vivi - 15 janvier 2017

    Bien sur pour les 'pro des grands travaux inutiles et imposés' à coups de milliard l'avenir à long terme n'a aucune importance,la planète n'a aucune importance,l'humanité n'a aucune importance ect..L'important c'est sa petite personne,celle de son clan,le temps de sa propre petite vie (égoïsme,aveuglement,courte vue).comme si nous allions encore et encore extraire,pour les brûler,les énergies fossiles primaires,sans penser à la fin de ces ressources sans penser à nos enfants et petits enfants. Chacun de ces 'pro' sont seul au monde. A voir:et c'est édifiant,pour ceux qui ont quelques chose entre les oreilles et un minimum d'humanité et d'empathie connaissancedesenergies.org et chercher (énergies primaires) un seul ' camembert 'suffi à comprendre qu'il faut abandonner la croissance .

  3. Stopolt - 20 janvier 2017

    L’Eurovignette alpine, de Bouvard et Destot, aura la même fin que l’’écotaxe, elle sera abandonnée. Le financement sera assuré par le budget de l’Etat, donc le contribuable. Il n’y a pas de bonnets rouges dans les Alpes mais plutôt des bonnets blancs en regard de la pollution des vallées alpines. Le vrai scandale, c’est plutôt la position de la FNAUT, dont Acac en est un membre actif, qui face à la pollution des vallées alpines affirme qu’il n’y a rien à attendre du report modal sur la ligne de fret existante. Je cite : « il n’y a pas de solution à court terme, et la solution à long terme est bien connue, c’est la construction du dispositif Lyon-Turin et donc son engagement rapide » En clair, en attendant la fin du Lyon-Turin, mettez vos masques.

  4. Stopolt - 20 janvier 2017

    Le Lyon-Turin, c’est le tunnel de base qui sera mis en service après 2030 et qui sera raccordé à la ligne existante dont la FNAUT dénie toute capacité de fret alors que c’est une ligne dédiée fret pour laquelle on a investi près de 1 milliard d’€ et qui n’est utilisée qu’à hauteur de 20%. Même LTF/TELT reconnait qu’elle est en capacité de faire transiter PLUS de 15 Mt. La FNAUT affirmait (bulletin Info n°71-Fév 1999), tout comme le rapport Brossier, que ' réaliser le tunnel de base en priorité serait mettre la charrue avant les bœufs car sa capacité serait très supérieure à celle des sections ferroviaires amont et aval '. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui. La réalisation des accès et CFAL sont repoussés aux calendes grecques.

  5. Stopolt - 20 janvier 2017

    D’ailleurs H. Du Mesnil, président de TELT l’a confirmé devant la commission du contrôle budgétaire de parlement européen, le 20 mai 2016 : « Et pendant un bon nombre d’année, c’est par cet itinéraire là (la ligne existante) que s’écoulera le trafic » et « ce qui a été prévu par le gouvernement français, c’est de prévoir l’aménagement futur de cette partie entre Lyon et le tunnel (les accès et Grenay) au fur et à mesure que les besoins le nécessiteront » « lorsque à terme, lorsque tout ceci sera terminé (la ligne Lyon-Turin) à un horizon qui n’est pas défini).

  6. Stopolt - 20 janvier 2017

    Dans les années 2000, la FNAUT soutenait qu’il ne fallait pas faire le tunnel avant les accès. Et aujourd’hui, où la solution inverse est prise, la FNAUT soutient le projet dans cette nouvelle configuration mais en soutenant que les accès ne serait plus en capacité d’alimenter le tunnel de base. Difficile de comprendre ce qui anime cette association mais en tout les cas, ce n’est pas la pollution et la santé des populations qui l’inquiète. Ne pas utiliser la ligne existante aujourd'hui et ne pas la mettre en charge, c'est garantir l'échec économique du tunnel de base.

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