Manifestation des éboueurs de Pizzorno devant la Métropole © Simon Alves
Manifestation des éboueurs de Pizzorno devant la Métropole © Simon Alves

Lyon : les éboueurs veulent confronter Collomb et Kimelfeld

Comme annoncé, les éboueurs grévistes de la société Pizzorno se sont rassemblés en fin de matinée devant la Métropole de Lyon. Au même moment, David Kimelfeld recevait la direction de l'entreprise.

Une cinquantaine de tuniques jaunes "Pizzorno", des chants contestataires crachés par une sono et un fumigène craqué. La manifestation des éboueurs grévistes lyonnais est finalement restée plutôt bon enfant ce matin devant les locaux de la Métropole, alors que dans le même temps son président David Kimelfeld recevait la direction de l'entreprise. L'incendie d'ordures et de pneus devant le dépôt de Vénissieux tôt ce matin laissait pourtant présager une potentielle montée des tensions à l'aube d'une 3e semaine de grève. Plusieurs fourgons de police avaient en conséquence été déployés aux abords de la rue du Lac. "Il n'y a aucun salarié qui est impliqué dans cet incendie", affirme Judicaël Dissake, salarié de chez Pizzorno et délégué syndical "Solidaires", qui estime que cet acte est le fait de personnes extérieures au mouvement.

La nomination d'un médiateur réclamée

Un constat partagé par Frédéric Leschiera, responsable syndical "Solidaires Rhône", qui rappelle de son côté l'objectif de la manifestation du jour : "Depuis 14 jours la direction de Pizzorno ne veut pas se mettre à la table des négociations, donc on est là pour pousser toutes les institutions à les y inciter". La Métropole n'était en effet qu'une étape ce lundi. Vers 11h30, le cortège s'est mis en route pour aller à la rencontre du maire de Lyon, Gérard Collomb, censé recevoir une délégation. "C'est Gérard Collomb qui à l'époque a cédé le marché à Pizzorno, une entreprise qui ne se comporte pas très bien avec ses salariés", poursuit Frédéric Leschiera. L'annonce, ce week-end, de la candidature de l'ancien ministre de l'Intérieur pour la présidence de la Métropole n'est pas étrangère à cette escale dans le parcours des manifestants. "On veut en profiter pour confronter Collomb et Kimelfeld sur notre cas", précise Judicaël Dissake.

La manifestation doit aussi faire une halte à la Préfecture vers 15h. Les grévistes entendent soumettre plusieurs réclamations au préfet, parmi lesquelles la nomination d'un médiateur et l'arrêt de l'embauche d'intérimaires pour effectuer le ramassage des ordures. "On ne répond pas de ce qui adviendra si on ne nous accorde rien", a par ailleurs scandé aux manifestants Frédéric Leschiera avant le départ du cortège.

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