La réforme du périscolaire Peps sera mise en place à la rentrée 2024 dans les écoles de la ville de Lyon. (@Vincent Guiraud)

Lyon : le conseil municipal vote l'installation d'une mission d'information et d'évaluation sur le périscolaire

Les conseillers municipaux ont voté ce jeudi 24 septembre l'installation d’une mission d’information et d’évaluation (MIE) sur le périscolaire à Lyon, après la demande formulée par 13 élus Cœur lyonnais en mai dernier.

Après la commission générale la semaine passée, les violences sexistes et sexuelles (VSS) ont une nouvelle fois ouvert le conseil municipal de ce jeudi 24 septembre. Mais ce matin, les débats ont concerné celles commises sur les enfants, alors que la France a été bouleversée ces derniers mois par les affaires de violences dans le périscolaire à Paris, l'affaire Lyhanna, ou plus localement l’affaire Plessy aux Chartreux.

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Des élus Cœur lyonnais s'abstiennent

Après que Stéphanie Léger, adjointe au maire déléguée à l’Éducation et aux Droits des enfants, a rappelé que la Ville de Lyon avait, depuis 2020, renforcé la formation de ses agents et que le bilan fait à la fin du premier mandat a permis "d’évaluer le chemin parcouru" concernant l'accueil des enfants, les conseillers municipaux ont finalement voté l’installation d’une mission d’information et d’évaluation (MIE) sur les dispositifs d'accueil dans le périscolaire, demandée en mai dernier par 13 élus Coeur lyonnais, avant la scission du groupe dans le sillon de l’affaire Roman Abreu et la création de Lyon Ensemble et Lyon, Humaniste et Démocrate. Voté oui, mais pas à l’unanimité, puisque quatre élus Cœur lyonnais se sont abstenus.

Composée de 13 conseillers municipaux, désignés à la représentation proportionnelle, la mission s’étalera sur six mois, à compter de mars 2027, et aura pour ambition de dresser un état des lieux des dispositifs périscolaires existants, de recueillir les retours des parents, des enseignants, des animateurs et des enfants, ainsi que d’identifier les bonnes pratiques et les axes d’amélioration, incluant la protection des enfants et la prévention des violences. Plusieurs recommandations seront finalement formulées. L’ensemble des groupes pourront participer aux réunions plénières.

160 000 enfants victimes chaque année

L’enjeu est grand, alors que 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année. Un chiffre terrible qui oblige "à braquer la lumière là où elle a mis trop de temps à entrer", a d’abord déploré l’élue insoumise Pauline Fivel, qui rappelle que "Lyon n’est pas une île", ni un "sanctuaire". "Si le pays est touché, nous le sommes aussi", a-t-elle appuyé. Estimant que la MIE est "louable", le groupe insoumis a assuré qu’il fallait aller "plus loin". Le groupe a, en ce sens, déposer un amendement pour évaluer, entre autres, les procédures mises en œuvre lorsque des violences sont signalées. Il a été adopté.

Pour Charlotte Hoffman (Lyon, Humaniste et Démocrate), cette MIE doit notamment permettre "de préparer la suite" pour "rétablir le contrat de confiance entre les familles et les institutions", quand Camille Pelegriny (Parti socialiste) a appelé les élus à travailler dans l’unité. "C’est une mission pleinement politique et pendant six mois, nous avons la possibilité de faire mieux", a-t-elle souligné. Et d’ajouter : "Nos divergences resteront, c’est le principe de la démocratie (…), mais l’enfance nous oblige à penser au-delà de nos mandats."

À l’issue, les conclusions et recommandations nées de la MIE seront réunies dans un rapport final, adopté par les membres de la mission avant d’être présenté en commission thématique puis au conseil municipal.

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