Des militants d’ultradroite se sont réunis devant la mairie du 8e arrondissement de Lyon, vendredi 30 octobre au soir. Grégory Doucet et Olivier Berzane ont annoncé saisir le procureur de la République, dénonçant des méthodes d’intimidation.
Un rassemblement nocturne et non déclaré d’ultradroite s’est tenu vendredi soir devant la mairie du 8e arrondissement de Lyon. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre plusieurs individus cagoulés, des fumigènes à la main, brandissant une banderole hostile à La France insoumise (LFI). Le groupe nationaliste "Union et défense de la jeunesse" a revendiqué cette action, menée en réaction à la venue annoncée du député LFI Raphaël Arnault à Lyon le 5 novembre.
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Dans un communiqué commun publié ce samedi, le maire de Lyon Grégory Doucet et celui du 8e arrondissement, Olivier Berzane, condamnent "avec la plus grande fermeté" ces méthodes d’intimidation. Les deux élus ont effectué un signalement auprès du procureur de la République au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale, afin que les auteurs soient identifiés et poursuivis.
Une conférence annulée qui suscite la polémique
Raphaël Arnault devait participer le 5 novembre à une rencontre autour de son livre Antifasciste, dans une salle municipale du 8e arrondissement, aux côtés de la députée du Rhône Anaïs Belouassa-Cherifi. La mairie a finalement annulé la réservation le 27 octobre, invoquant les risques liés à la tenue de l'événement, organisé le même jour qu'une importante mobilisation sociale. La Ville indique également que les organisateurs eux-mêmes avaient exprimé des inquiétudes concernant la sécurité.
Grégory Doucet ne s'oppose toutefois pas à la venue du député. Il estime simplement qu'il n'est pas raisonnable de maintenir cette rencontre le jour de la mobilisation et propose son report, en concertation avec la préfecture. Cette annulation a toutefois conduit Anaïs Belouassa-Cherifi à saisir le tribunal administratif de Lyon en référé-liberté, une procédure d'urgence visant à protéger une liberté fondamentale. La députée conteste une atteinte à la liberté d'expression et de réunion et demande que la rencontre puisse se tenir.

Monsieur Doucet serait plus avisé de saisir la justice pour les tags et autres graffitis qui maculent les murs et les édifices de la ville de Lyon. La mise à disposition de de la justice des images des caméras publiques par ce monsieur, permettrait d'identifier nombre d'auteurs et leur faire prendre en charge le cout du nettoyage.
Un monde "propre" mais sous le joug d'une dictature d'extrême droite, bafouant "la liberté, l'égalité, la fraternité".
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