En marge de la mobilisation nationale du samedi 17 octobre, une trentaine de commerces ont subi des dégradations et pillages dans le centre de Lyon. De la rue Victor Hugo aux abords de la place des Jacobins, en passant par Bellecour et les quais du Rhône, les dégâts se multiplient.
La journée vire au cauchemar pour les commerçants lyonnais. Alors 20 000 personnes se sont rassemblées contre la vie chère ce samedi, des individus ont profité des tensions pour s’attaquer aux boutiques de la Presqu’île. Certains ont ainsi brisé des vitrines et forcé des portes avant de piller les magasins. Une vingtaine d’enseignes ont été touchées à ce stade, selon un premier bilan provisoire qui pourrait encore s’alourdir au fil des heures.

Le 2e arrondissement particulièrement touché
Les dégradations concernent plusieurs secteurs du centre-ville. Voici les principales enseignes signalées à ce stade :
- Rue Victor Hugo : McDonald’s et les boutiques Alain Afflelou et Micromania.
-Rue de Brest : Tommy Hilfiger
- Rue de la République : les boutiques Salomon, Sephora, H&M et Jules, Bijou Brigitte, Calzedonia, Darjeeling
-Rue Grolée : Décathlon City, H&M
- Place Bellecour : Monoprix et l’antenne de l’office de tourisme, saccagée puis incendiée.
- Place des Jacobins et alentours : les boutiques The Kooples, Lancel, Louis Vuitton, Jott, Hugo Boss, The North Face, K-Way et Pyrenex.
- Quai Gailleton : l'hôtel Sofitel, le fleuriste Amarylice et la boutique Luxury Outlet.

Les commerçants avaient pourtant anticipé les débordements. Plusieurs boutiques avaient installé des panneaux de protection sur leurs vitrines ou prévu de baisser leur rideau pendant la manifestation. Malgré ces précautions, les pillages et les dégradations se sont multipliés dans l’après-midi. Le bilan reste provisoire et la liste des enseignes touchées continue de s’allonger. Les casseurs cagoulés et vétus de noir ont par ailleurs tenté de pénétrer dans des immeubles d'habitation et s'en sont pris à l'Hôtel de Ville. Il est recommandé de rester chez soi.

