La préfecture de l’Isère a placé une grande partie du département en aléa sévère aux incendies. (Photo d’illustration)

L’Isère en alerte sévère aux incendies

Cinq zones en Isère sont placées en niveau d'aléa sévère aux feux de forêts et d'espaces naturels. La préfecture alerte sur des mesures et des restrictions.

Alors que le pays traverse une vague de chaleur accentuée par des feux de forêt - la Gironde, le Var, la Drôme ne sont que des exemples parmi d’autres - des zones iséroises sont placées en alerte sévère sur le risque d'incendies. Sont concernées : la Vallée du Rhône, le Nord-Isère, l’Isère Aval, l’Agglo-Grésivaudan et le Trièves-Matheysine. 

Déjà, ce samedi 8 août, des flammes ont incendié 5 hectares de terres à proximité de la commune de Sinard dans le Trièves. Plusieurs autres départs de feu ont récemment été constatés dans le département, alors que les températures peuvent atteindre 38 °C et que la sécheresse persistante augmente la vulnérabilité de la végétation.

Près de neuf feux de forêts sur dix sont d’origine humaine. Face à ce constat, la préfecture de l’Isère rappelle les précautions à prendre pour éviter tout nouvel embrasement. Il est formellement interdit d’allumer du feu, de fumer, de jeter des mégots et tous objets en combustion à l’intérieur et aussi en extérieur, à moins de 200 mètres des espaces sensibles au risque d’incendie. On parle dans ce cas, des massifs forestiers d’une surface supérieure ou égale à quatre hectares.

Depuis le dimanche 9 août, cinq zones de l'Isère sont placées en niveau d'aléa feu de forêts et d'espaces naturels sévère. (Cartographie fournie par la préfecture)

Des travaux agricoles restreints

Dans les cinq secteurs placés en aléa sévère, les restrictions sont renforcées. Les travaux mécaniques agricoles susceptibles de provoquer un départ de feu, comme l’utilisation d’une moissonneuse, d’une épareuse ou d’un appareil de fauche, sont interdits entre 13 heures et 22 heures dans les espaces sensibles et dans un rayon de 200 mètres autour de ceux-ci.

Une exception est toutefois prévue pour les récoltes destinées à l’alimentation humaine ou animale qui ne peuvent être reportées sans compromettre la production. Les moissons, fenaisons ou encore les travaux d’ensilage peuvent ainsi se poursuivre durant toute la journée.

Les dérogations habituellement accordées pour l’utilisation du feu dans les aires d’accueil du public ou les accueils collectifs de mineurs sont également suspendues dans ces zones. Même restriction pour les appareils de cuisson à gaz. Les feux d’artifice sont, eux aussi, interdits à l’intérieur et à moins de 200 mètres des espaces sensibles.

Pour les cuissons en extérieur qui restent autorisées au-delà de cette limite, la préfecture recommande de privilégier les espaces spécialement aménagés et d’utiliser du matériel adapté afin de limiter les risques.

Des gestes simples pour éviter les départs de feu

Le ministère de la Transition écologique rappelle également les réflexes à adopter pour préserver les forêts et espaces naturels. Au-delà de l’interdiction de jeter un mégot ou d’allumer un feu à proximité de la végétation, une attention particulière doit être portée aux activités susceptibles de produire des étincelles. Les travaux de bricolage doivent notamment être réalisés loin des zones sèches et avec un extincteur ou un point d’eau à proximité.

Les particuliers habitant près d’un espace boisé sont également invités à débroussailler leur terrain lorsque cela est nécessaire. Cette opération permet de réduire la quantité de végétation susceptible d’alimenter un incendie et de limiter sa propagation vers les habitations.

En cas de départ de feu, il est recommandé de s’éloigner de la zone et d’alerter immédiatement les secours en composant le 18 ou le 112, ou le 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes.

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