Illustration d’un professionnel de santé. @Pexels

La Fondation Dispensaire Général de Lyon placée en procédure de sauvegarde

Le tribunal a prononcé, mercredi 23 septembre, l’ouverture d’une procédure de sauvegarde concernant la Fondation Dispensaire Général de Lyon. Ses centres restent ouverts durant la période d’observation.

La Fondation Dispensaire Général de Lyon (FDGL) entre dans une période d’incertitude. Le tribunal a prononcé, mercredi 23 septembre 2026, l’ouverture d’une procédure de sauvegarde à la demande du conseil d’administration de la Fondation. Celle-ci intervient après plusieurs années de difficultés économiques et doit permettre à la FDGL la période de "rechercher une solution durable et préserver un modèle territorial bicentenaire". Les centres restent ouverts et les patients continuent d’être accueillis sans aucun problème.

"Le point de départ d’une nouvelle étape"

Créée en 1818, la Fondation Dispensaire Général de Lyon est un acteur privé non lucratif de la santé. Elle intervient dans les soins de proximité et spécialisés, l’imagerie, les soins dentaires et les interventions à domicile. Elle aide également sur le handicap, la précarité ou encore sur les difficultés d’accès au système de santé.

"Cette procédure n’est pas un aboutissement, mais le point de départ d’une nouvelle étape. Notre responsabilité est désormais d’utiliser pleinement le temps qui nous est donné pour construire une solution durable", explique le président Édouard Couty. "Ce que nous devons préserver, ce n’est pas seulement une institution vieille de plus de deux siècles : c’est une capacité rare à réunir des professionnels et des partenaires différents autour de parcours de soins utiles aux habitants du territoire".

La période d’observation doit désormais permettre à la FDGL d’examiner plusieurs scénarios avec ses partenaires (institutionnels, hospitaliers, sanitaires et médico-sociaux). Pour la directrice générale Estelle Lacassin, l’enjeu est de conserver les liens entre les différents professionnels intervenant auprès des patients. "L’ADN de la Fondation, c’est cette capacité à ne jamais considérer une personne ou une difficulté de santé de manière isolée", affirme-t-elle.

La FDGL indique vouloir engager dans les prochaines semaines des discussions avec les différents acteurs susceptibles de contribuer à son avenir. L’enjeu est la préservation de l’activité, mais aussi une potentielle évolution.

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