En 2022, le festival Entre Rhône et Saône avait réuni entre 40 et 50 000 visiteurs. © Olivier Chassignole – Ville de Lyon

Le Festival entre Rhône et Saône renouvelé pour une 2e édition

Fort de ses 40 à 50 000 visiteurs accueillis au mois de juillet, pour sa première édition, le festival entre Rhône et Saône sera renouvelé du 30 juin au 2 juillet 2023. Un appel à projets est lancé pour penser cette seconde édition. 

Présenté comme "extrêmement réussi" par la Ville de Lyon après avoir accueilli entre 40 et 50 000 visiteurs pour sa première édition, le festival entre Rhône et Saône aura bien le droit à une deuxième version. L’événement qui vise à "célébrer l’eau à Lyon", ou plus précisément l’histoire qu’entretient la ville avec ses fleuves, reviendra flirter avec la Saône et le Rhône du 30 juin au 2 juillet 2023. 

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Un appel à projets lancé aux lyonnais

En 2022, près de 220 événements sportifs, culturels, écologiques ou encore gustatifs avaient été organisés grâce à un budget de 750 000 euros, dont 370 000 euros étaient tirés du mécénat. Un budget qui devrait être reconduit l’année prochaine, mais qui doit encore être soumis à l'aval du conseil municipal au travers d'une délibération. Afin de préparer cette édition avec les Lyonnais, la municipalité a déjà lancé un appel à projets, doté d’une enveloppe de 130 000 euros, pour compléter sa programmation. 


"Les projets présentant un lien avec le patrimoine du Rhône, de la Saône, de la Confluence ou avec l’élément aquatique seront favorisés", la Ville de Lyon


L’idée est de permettre aux habitants de proposer des activités gratuites en plein air sur la durée du festival. Pour être retenus, les projets devront impérativement être déposés avant le 16 janvier. Ils seront favorisés s’ils ont "un lien avec le patrimoine du Rhône, de la Saône, de la Confluence ou avec l’élément aquatique seront favorisés" fait valoir la municipalité. Les projets éco-responsable auront également plus de chances d’être sélectionnés, notamment s’ils proposent des "produits issus du commerce équitable, de l’agriculture biologique ou de proximité dans le cadre des buvettes".

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Concernant le reste de la programmation, la Ville a déjà dévoilé que la Mâchecroute ( le monstre marin caché dans les eaux du Rhône) serait de retour au niveau du pont de la Guillotière, tout comme les guinguettes le long des fleuves et la parade. Longue de 2 kilomètres, celle-ci se terminera une nouvelle fois sur les quais du Rhône, en revanche le détail de son parcours est encore en discussion.

Une 1ère édition critiquée par l'opposition

Si la majorité municipale s’était réjouie d’une première édition réussie, le président du principal groupe d'opposition au conseil municipal de Lyon, le maire LR du 2e arrondissement, Pierre Oliver, s’était dit "quelque peu déçu" par l’événement. "Si l’idée de départ était intéressante, le rendu lui l’était beaucoup moins à en croire le désintérêt des Lyonnais pour cette fête", avait critiqué Pierre Oliver lors du conseil municipal qui avait suivi la manifestation. 


"Pour les prochaines éditions s’il devait y en avoir, il me semble qu’une nouvelle programmation plus proche de son esprit d’origine, le pardon des mariniers, aurait un tout autre impact", Pierre Oliver, maire LR du 2e arrondissement


Selon l’élu d’opposition entre "de nombreux ateliers déserts" et "un réveil de la Machecroûte plus loufoque que ludique", "les motifs de déception étaient nombreux". "Je ne dirai pas que nous avons gâché 750 000 euros, mais pour les prochaines éditions s’il devait y en avoir, il me semble qu’une nouvelle programmation plus proche de son esprit d’origine, le pardon des mariniers, aurait un tout autre impact" pestait l'élu.

Il ne semble donc pas avoir été entendu par la majorité, sans surprise, cette dernière n'ayant pas hésité, à l'époque, à dénoncer "sa posture très négative et existentielle permanente. Son but c'est d'exister, sans être constructif ", déplorait Gautier Chapuis le co-président du groupe écologiste à la Ville de Lyon. Quand Audrey Hénocque, la première-adjointe au maire de Lyon, déclarait, "on a des visions vraiment très différentes. Je ne vois pas où vous avez vu des activités vides. 220 rendez-vous ont été proposés. Entre 40 000 et 50 000 personnes ont pu participer à ce festival". Avant d’asséner "ce festival est une réussite collective". 

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