Le fastueux palais de la Bourse est typique du style Second Empire, caractérisé par son éclectisme.
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L’architecture lyonnaise et ses secrets au XIXe siècle : le Second Empire (partie 2)

Durant le Second Empire, Lyon connaît un essor économique et industriel. De grands travaux d’urbanisme modernisent le visage de la ville, qui s’ouvre aux chemins de fer. Le palais de la Bourse, aux Cordeliers, est le bâtiment le plus emblématique de cette période. Plus méconnus, les façades richement ornées de la place Carnot, le faste des immeubles place des Jacobins, l’hôtel du Consulat et les muses de l’opéra témoignent aussi de cette époque.


 

Embarcadère de Perrache © Musée d’histoire de Lyon-Gadagne, inv. 37.58

Après de nombreuses incertitudes concernant les tracés des lignes de chemin de fer qui devaient desservir l’agglomération, il est finalement décidé en 1846 d’établir la gare à Perrache, les deux gares de Vaise et Guillotière (rattachées à Lyon en 1852) devenant alors des gares satellites. Mais les travaux dans Lyon ne sont entrepris qu’avec le Second Empire. La gare de Perrache, construite par l’architecte François-Alexis Cendrier pour la compagnie PLM (Paris-Lyon-Marseille), est inaugurée en 1857. Son implantation entraîne de grandes transformations dans le quartier : hôtels, brasseries et immeubles s’élèvent au sud et au nord des voies, tandis que la partie la plus au sud de la Presqu’île confirme son caractère industriel par l’implantation d’entrepôts et d’usines. Perrache reste la gare centrale de Lyon jusqu’à l’arrivée du TGV en 1981 et l’inauguration de la Part-Dieu en 1983.




Le saviez-vous ?


En France comme en Angleterre, les premières lignes de chemin de fer apparaissent dans les régions minières. Ainsi, la première voie ferrée française, inaugurée en 1828, relie Saint-Étienne à Andrézieux. À caractère industriel, elle sert à transporter le charbon vers les voies d’eau les plus proches, Loire et Rhône. La première ligne ferrée qui atteint Lyon est ainsi celle de Saint-Étienne, ouverte en 1832.

Mais c’est sous le Second Empire qu’émerge véritablement l’ère du rail. Jusqu’alors divisé en voies dispersées, le réseau ferroviaire français est partagé à partir de 1857 entre six grandes compagnies (du Nord, de l’Est, de l’Ouest, du PLM, du Paris-Orléans et du Midi). La seconde partie du XIXe siècle voit la généralisation de constructions et d’équipements urbains (gares, voies ferrées, ponts, viaducs) qui transforment le paysage urbain et rural. En 1851, on totalise 3 000 km de lignes exploitées. À la fin du Second Empire, en 1870, plus de 16 000 km de voies ferrées sillonnent le territoire français.

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