78e anniversaire de la Libération de Lyon.

La Libération de Lyon commémorée samedi

A l'hôtel de Ville, la 78e cérémonie de commémoration de la Libération de Lyon du 3 septembre 1944 s'est tenue samedi en fin de journée.

Menacé par la pluie, l'événement a été écourté mais s'est bien tenu, samedi 3 septembre dans la cour de l'hôtel de Ville. En présence du maire Grégory Doucet, le 78e anniversaire de la Libération de Lyon du 3 septembre 1944 a réuni autorités locales, porte-drapeaux, jeunes du Service national universel (SNU), Lyonnaises et Lyonnais.

En l'honneur des soldats morts au combat, des gerbes ont été successivement déposées, notamment par : Jean-Louis François, président du Comité départemental de liaison des associations d'anciens combattants du Rhône ; maître Simon Wesley au nom de la Royal British legion ; le Général Gilles Darricau, gouverneur militaire ; Jean-Jacques Brun, conseiller au devoir de mémoire et conseiller départemental du Rhône ; Pierre Oliver, conseiller régional ; Emeline Beaune, première vice-présidente et représentante de la Métropole de Lyon ; les députés Marie-Charlotte Garin, Hubert Julien-Laferrière, Gabriel Amard, Anne Brugnera et Thomas Rudigoz ; le maire de Lyon Grégory Doucet et Pascal Mailhos, préfet du Rhône et préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

"Il faut fêter cela avec coeur et émotion", a affirmé Grégory Doucet lors de son discours.

Un écho à l'Ukraine

Après un passage de la fanfare du 27e Bataillon des chasseurs alpins (BCA), le silence s'est rétabli pour écouter la lecture par Anthony et Léane, jeunes du SNU, d'extraits de La Peste d'Albert Camus, allégorie de la résistance face au nazisme.

Marie Chenevier, présidente de l'association des amis du Centre d'histoire de la résistance et de la déportation (AACHRD), s'est exprimée par la suite en rappelant "le vibrant message d'Alban Vistel", grande figure de la Résistance ayant prononcé son discours dans les rues de Lyon, à la Libération du 3 septembre. Marie Chenevier a également cité la résistante Lucie Aubrac et son conseil de "toujours conjuguer le verbe résister au présent, à l'heure où les discours discriminatoires et la guerre en Ukraine font rage".

Les gerbes de fleurs ont été déposées en début de cérémonie.

"Rien ne nous est étranger"

Grégory Doucet a ensuite pris la parole, évoquant cette cérémonie comme un rassemblement pour "convoquer nos souvenirs de ce jour d'allégresse où les Lyonnais reprirent le cours de leur ville et surtout de leur vie, des mains de l'occupant". "Il faut le fêter avec coeur et émotion, a-t-il ajouté. Rien ne nous est étranger ni même indifférent. Le maire a tenu à saluer le travail du personnel du CHRD et sa "détermination fantastique employée à cette grande entreprise de mémoire, grâce à laquelle nous disposons d'un grand nombre de documents, lettres, photographies et affiches".

La fanfare du 27e BCA (Bataillon des chasseurs alpins).

"C'est important de se souvenir"

Parmi l'assistance, des Lyonnais soucieux du devoir de mémoire écoutaient les discours successifs d'une oreille attentive. Parmi eux, Amir, la vingtaine, Lyonnais depuis toujours : "J'ai entendu la fanfare jouer et je suis venu sans savoir ce qu'il se passait. Je ne connaissais pas la date du 3 septembre, cette cérémonie est une totale découverte aujourd'hui". A ses côtés, Emma, réserviste et infirmière étudiante, souligne : "C'est important de se rappeler de son histoire et d'honorer le devoir de mémoire. Ce genre de cérémonie est toujours nécessaire".

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