Ce mercredi 8 avril, Cécile Kohler et Jacques Paris étaient de retour en France après trois ans et demi de détention. Une question est sur toutes les lèvres, quelle a été la monnaie d'échange ? Les soupçons se concentrent sur Mahdieh Esfandiari, une Iranienne arrêtée à Villeurbanne en 2025.
Après plus de trois ans de détention dans les geôles de l'Iran, Jacques Paris et Cécile Kohler, respectivement âgés de 71 et 40 ans, ont enfin pu atterrir sur le sol français ce mercredi 8 avril. Arrêtés le 7 mai 2022, pour des chefs d'espionnage au service d'Israël, la professeure de lettres et son compagnon, enseignant en mathématiques avaient été libérés le 5 novembre dernier, puis se sont réfugiés au sein de l'ambassade française en Iran afin de planifier leur retour. Pourtant, une question subsiste. Quelle a été la monnaie d'échange apportée par le gouvernement français en échange des deux prisonniers.
Selon nos confrères du Progrès, il pourrait s'agir d'une Iranienne âgée de 39 ans. Son nom : Mahdieh Esfandiari. Elle avait été arrêtée à Villeurbanne en février 2025, puis placée en détention provisoire pour apologie du terrorisme, provocation en ligne et injures racistes. Cette militante pro-palestinienne avait notamment salué le massacre du 7 octobre 2023 en Israël et appelé à des attaques contre la communauté juive de France sur les réseaux sociaux.
La libération des deux Français coordonnée à celle de Mahdieh Esfandiari ?
Traductrice de profession, Mahdieh Esfandiari était installée à Lyon depuis 2018. Elle avait également étudié jusqu'en 2021 à l'Université Lyon 2, en sciences du langage. Les deux affaires seraient donc liées, avec pour preuve des temporalités similaires. Le 22 octobre 2025, l'iranienne a été remise en liberté sous contrôle judiciaire, dans l'attente de son procès. Elle aurait ensuite été accueillie dans une structure possédée par l'ambassade d'Iran à Paris. De l'autre côté, Cécile Kohler et Jacques Paris vivaient la même situation, étant libérés de la prison d'Evin deux semaines plus tard.
Dans le même timing, le chef de la diplomatie iranienne affirmait chez nos confrères de France24 que "les prisonniers, sur la base des intérêts nationaux, peuvent être échangés." Une information que l'ambassadeur de Téhéran en France confirmait en janvier à BFM : "C’est un arrangement, une négociation entre nos deux Etats."
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L'affaire atteint un nouveau seuil, lorsque la traductrice est jugée et condamné le 26 février dernier à un an de prison ferme et à l’interdiction définitive du territoire français par le tribunal correctionnel de Paris. La prévenue a fait appel de cette décision. Cependant, son assignation à résidence a soudainement été levée ce mardi 7 avril 2026 rapporte son avocat Me Nabil Boudi auprès de l'AFP. Il n'en fallait pas plus pour éveiller les soupçons, puisque le lendemain, Cécile Kohler et Jacques Paris étaient de retour en France. Interrogé sur les contreparties qui ont mené à leur libération, Jean-Noël Barrot n'a pas répondu. Il évoque cependant des "discussions sensibles, par nature confidentielles et qui doivent le rester."

Effet boomerang ! En d'autre temps, pour stopper net les massacres de ses resoortissants, l'URSS enlevaient certains cadres des organisations terroristes et les renvoyaient saucissonnés par valise diplomatique à l'ambassade visée !