Jean Pisani-Ferry, commissaire général de France Stratégie, est notre invité ce mercredi dans L’Autre Direct. Habitué des Journées de l’économie lyonnaises, ce conseiller du Premier ministre prône un nouveau modèle de croissance, sans occulter les “perturbations” créées par l’innovation.
“La frénésie de la spéculation est toujours au coin de la rue”
“On n’est plus dans les situations de crise aiguë qu’on a connues vers 2008-2009 puis 2011-2012”, estime l’économiste Jean Pisani-Ferry, revenu à Lyon comme chaque année depuis huit ans pour parler “croissance et inégalités” aux Journées de l’économie. Même si “la frénésie de la spéculation est toujours au coin de la rue”, nuance-t-il aussitôt.
Jugeant la France en retard de plusieurs années sur les États-Unis pour le retour de la croissance, le commissaire général de France Stratégie invite à renouveler notre modèle : il faut “faire reposer la croissance sur plus de petites entreprises… qui deviendront grandes”.
Uber, AirBnB… “Il faut trouver une forme qui égalise les conditions de concurrence”
L’innovation, qui crée “de la perturbation”, a aussi des conséquences fâcheuses pour certains, explique Jean Pisani-Ferry dans l’entretien vidéo ci-dessous. Aujourd’hui, “c’est la classe moyenne qui est atteinte” et “la réponse à ça, on ne l’a pas trouvée”, s’inquiète l’économiste.
Interrogé sur le cas des taxis/Uber et des hôteliers/AirBnB, Jean Pisani-Ferry défend la fiscalisation, en l’adaptant, parce que, “à un moment, il faut égaliser”, conclut-il.

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'un nouveau modèle de croissance'... Piégé par le système monétaire ! Car obligé d'avoir de la croissance pour que le système fonctionne, mais impossible physiquement et mathématiquement à obtenir (car une croissance est une courbe exponentielle qui oblige à 'toujours plus' de consommations des ressources). . La 'croissance propre' ça n'existe pas Monsieur, il faudra 'toujours plus' alors que la terre n'a pas des ressources infinies. Et le 'renouvelable' a lui aussi ses limites.