Bruno Gollnisch
© Océane Fournier

Gollnisch : “Ebola, un simple constat”

L’AUTRE DIRECT – Nous achevons ce vendredi notre série sur les élections européennes en recevant Bruno Gollnisch, candidat Front national dans la circonscription Sud-Est.

Le candidat du Front national est notamment revenu sur les propos de Jean-Marie Le Pen et s’est confié à la rédaction de Lyon Capitale concernant les enjeux de ces élections européennes.

“Monseigneur Ebola pourrait régler le problème de la démographie en Afrique en trois mois”, disait Jean-Marie Le Pen avant un discours prévu au palais de l’Europe, parc Chanot à Marseille. Bruno Gollnisch parle d’un “simple constat” : selon lui, les dires du président d’honneur du Front national “ne signifiaient pas qu’il souhaitait qu’une épidémie se répande”. Le candidat FN de la circonscription Sud-Est juge que “seule une épidémie ou un conflit mondial [pourra] freiner l’explosion démographique du tiers-monde”.

“Ce que nous disons est partagé par un nombre croissant de Français”, affirme Bruno Gollnisch. “Le Front national, que l’on avait présenté comme un feu de paille, est une formation sérieuse, cohérente, qui sait ce qu’elle veut”, poursuit-il. Le candidat FN de la circonscription Sud-Est est d’accord pour dire qu’à un mois des élections l’UMP et le FN n’avaient jamais été aussi proches “le temps d’une élection”.

En ce qui concerne l’immigration, Bruno Gollnisch serait désireux d’un “système contrôlé aux frontières par les autorités françaises en fonction des intérêts légitimes nationaux de la France”.Il ajoute qu’une “application de la préférence nationale” permettrait aux Français d’être “plus maîtres de leur territoire”.

“Nous ne sommes pas adversaires du commerce international, déclare-t-il. Il faut libérer notre économie à l’intérieur, puis ouvrir notre espace, tout en gardant un système de contrôles, comme par exemple le droit de douane.”

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