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Épisode de pollution à Lyon : comment va évoluer la situation ?

Le pic de pollution qui a frappé Lyon mercredi 8 février se maintien. Comment la situation va-t-elle évoluer dans les prochains jours ?

Un épisode de pollution a touché la ville de Lyon et plus largement le bassin lyonnais mercredi 8 février. La qualité de l'air s'est dégradée crescendo jusqu'à atteindre un pic lundi 13 février. Fabienne Buccio, préfète du Rhône, a donc pris un ensemble de mesures pour diminuer les émissions de particules fines. Des mesures qui ont impacté le quotidien des particuliers et des professionnels lyonnais.

@ Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

Contacté par Lyon Capitale, Mario Duval, responsable technique pour Atmo Auvergne-Rhône-Alpes revient sur cet épisode. "Le jour le plus dur, ça a été hier (lundi 13 février)", déclare-t-il. En revanche, il reste prudent sur la suite des évènements : "nous devrions voir une amélioration aujourd'hui et demain mais rien n'est sur. Tout dépend de la météo."

D'où viennent ses épisodes de pollution ?

La pollution observée ces derniers jours est due à des émissions de particules fines dans l'air. Elles sont notées PM2 et PM10 selon leur diamètre. "Ces particules stagnent depuis plusieurs jours dans l'air à cause de la météo trop calme", explique Mario Duval. Les masses d'air ne bougent pas et les particules ne sont pas dispersées comme c'est le cas avec une météo plus favorable.

Qualité de l'air à Lyon @Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

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Ces particules fines sont des émissions humaines. Les épisodes de pollution de ce type sont plus fréquents en hiver "le chauffage représente environ 50% des particules fines", détaille le responsable technique. Pour le reste, les émissions sont dues aux véhicules, à l'épandage agricole et, en quantité moindre, par les industriels.

Le niveau d'alerte N2 décrété lundi 13 février est maintenu dans le Rhône. Les mesures prises pour éviter une plus grande dégradation de la qualité de l'air sont les suivantes :

  • L’épandage de fertilisants minéraux et organiques sans aucun procédé d’enfouissement est interdit.
  • Toute unité de production, émettrices de particules fines, de NOx, ou de COV déjà à l’arrêt, n’est pas autorisée à reprendre son activité qu’à la fin de l’épisode de pollution.
  • Les prescriptions particulières prévues dans les autorisations d’exploitation des ICPE en cas d’alerte pollution sont activées.
  • Sur les chantiers, les travaux générateurs de poussières (démolition, terrassement, etc…) sont arrêtés et reportés à la fin de l’épisode de pollution.
  • Seuls les véhicules affichant une vignette Crit’Air de classe 0, 1 ou 2 sont autorisés à circuler au sein de la Zone à Faibles Émissions (ZFE). Une dérogation est mise en place pour les voitures particulières transportant 3 personnes au moins, les véhicules d’intérêt général prioritaires, les voitures de tourisme avec chauffeur et les taxis.

Le chauffage au bois, principal responsable

Dans le bassin lyonnais, c'est le chauffage au bois qui rejette le plus de particules fines. "C'est l'âge et la qualité des équipements qui détermine le taux d'émissions. Les poêles et cheminées de type 'foyer ouvert' sont les plus mauvais", dénonce Mario Duval.

La préfecture du Rhône avait pris les devants. À partir du 1er avril, le chauffage au bois va être sévèrement réglementé. Seuls les appareils labellisés "flamme verte" pourront être utilisés. Les cheminées de type "foyers ouverts" seront interdites.

"La situation devrait s'améliorer dès demain"

Selon Météo France, des vents devraient commencer à souffler sur le bassin Lyonnais. Une amélioration est donc attendue dans la journée de mardi 14 février. "Selon la météo, l'épisode devrait s'estomper demain, mercredi 15 février", annonce Mario Duval, prudent.

Des épisodes de ce type sont encore à envisager dans les semaines à venir explique le responsable technique "au printemps, selon l'épandage agricole, on peut voir apparaître de nouveaux épisodes." L'été, lui, est moins sujet à des pollutions de l'air par les particules fines. Cependant les grosses chaleurs peuvent faire monter les taux d'ozone dans l'air.

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