Jean-Michel Aulas, Gérard Collomb et David Kimelfeld © PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Entre Aulas et les politiques, un match déséquilibré

Pendant trente-cinq ans, le tout-puissant président de l’OL a toujours obtenu des maires de Lyon les arbitrages dont il avait besoin. Avec en point culminant l’OL Vallée à Décines-Charpieu, pierre angulaire de la vente du club.



À Lyon, la politique est un match qui se joue entre élus de la majorité et de l’opposition et à la fin c’est Jean-Michel Aulas qui l’emporte dès lors que l’OL s’invite à l’ordre du jour. En trente-cinq ans à la tête du club de foot, il a côtoyé six maires (Francisque Collomb, Michel Noir, Raymond Barre, Gérard Collomb, Georges Képénékian et Grégory Doucet) et autant de présidents de la Métropole de Lyon. Ils ont en commun de ne s’être jamais mis en travers de sa route.


Au plus fort de la domination de l’OL sur la France du football, Jean-Michel Aulas a régulièrement laissé planer le doute sur ses intentions politiques. La ville bruissait de sondages qui lui seraient favorables. Une manière de maintenir les édiles sous pression. Une partition qu’il a jouée à merveille lors des municipales de 2008. Gérard Collomb, maire sortant qui pense alors avoir conquis la ville par effraction, est opposé à Dominique Perben, député UMP et ancien ministre de la Justice. Jean-Michel Aulas rêve à l’époque d’un grand stade qui propulserait l’OL parmi les grands d’Europe sur le modèle d’un Bayern Munich au stade flambant neuf. Il va profiter de la lutte que se livrent les deux candidats pour pousser son avantage. Il obtient de Gérard Collomb le soutien pour son projet alors que le maire de Lyon s’était jusque-là opposé à un déménagement du stade de Gerland rénové pour la coupe du monde 1998. Dominique Perben n’aura jamais le coup de pouce qu’il espérait du tout-puissant président de l’OL.


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