Dominik Greif, gardien de l’Olympique Lyonnais, face à Strasbourg le 22 février 2026. (Photo by SEBASTIEN BOZON / AFP)

Défait à Strasbourg, l'OL stoppé dans sa folle série

Les plus superstitieux y verront un signe : Lyon s'est arrêté à treize succès de suite, stoppé net par Strasbourg (3-1), qui a réussi un match référence sous Gary O'Neil, dimanche soir au stade de la Meinau, pour clore la 23e journée de Ligue 1.

En signant une performance peut-être fondatrice pour la suite de leur saison, les Alsaciens ont montré qu'ils étaient un prétendant sérieux à l'Europe la saison prochaine. Mais il leur faudra pour cela accumuler les points jusqu'au terme du championnat: les voici septièmes (34 pts), trois unités derrière Lille (5e) et Rennes (6e), six derrière Marseille (4e).

Un peu plus haut, Lyon (3e, 45 pts) ne profite pas du faux pas lensois face à Monaco (3-2) pour réduire l'écart de sept points qui le sépare des Sang et Or (2e). La prestation lyonnaise du soir a mis en lumière les carences d'une équipe souvent solide pour réussir une série de victoires de presque trois mois, mais parfois en manque d'inspiration dans le jeu.

Au contraire, les joueurs de Gary O'Neil ont su allier les deux en parvenant à réussir quelques séquences brillantes tout en muselant les Lyonnais dans la durée, ce qu'ils n'étaient pas parvenus à faire lors d'une telle affiche depuis l'arrivée de l'entraîneur anglais début janvier.

La loi Martial Godo

Le premier but de la rencontre inscrit par Martial Godo a très bien illustré les prouesses techniques dont étaient capables ces jeunes Strasbourgeois : trouvé par un lob en première intention de Diego Moreira, l'Anglo-Ivoirien a trompé Dominik Greif d'une reprise tout aussi élégante (37e).

L'ailier a confirmé sa forme resplendissante depuis le début de l'année en inscrivant son septième but en huit rencontres, auquel il faut ajouter deux passes décisives. La concrétisation d'une domination dans le jeu, avec et sans ballon, où la pression du Racing lui a permis d'obtenir une première occasion avec Joaquin Panichelli puis Martial Godo (6e).

Le tout dans une Meinau toujours silencieuse durant le premier quart d'heure avec une grève des encouragements des ultras, contre la multipropriété et leur actionnaire majoritaire BlueCo, également à la tête de Chelsea.

Après avoir détourné la première frappe de Panichelli, Greif s'est ensuite employé pour s'interposer sur une tête du buteur argentin (24e), puis une autre de Godo (32e). Tout au long de la rencontre, le portier slovaque a repoussé les tentatives des attaquants strasbourgeois, qui ont souvent bien utilisé la largeur du terrain pour amener le danger par des centres.

C'est encore lui qui a repoussé une tentative du suractif Diego Moreira (51e), avant de perdre cette fois son duel face à l'ailier belge, trompé par son coéquipier Tanner Tessman, auteur d'une déviation malheureuse (52e).

Endrick inoffensif

Le club rhodanien s'est alors rebiffé, démontrant une nouvelle fois sa capacité à faire beaucoup avec peu en réduisant le score par son capitaine Corentin Tolisso (59e), en profitant d'un duel perdu par Diego Moreira et d'une défense centrale en retard.

La seule erreur d'une défense sinon pratiquement irréprochable tout au long du match, malgré le retour, en face, du virevoltant Endrick. Le Brésilien n'a pas pesé sur le match, tentant seulement deux frappes, dont une seule qui a mis à contribution Mike Penders (70e).

Les Alsaciens ont assuré leur succès grâce à un numéro de Samir El Mourabet, qui a éliminé Clinton Mata d'un petit pont dans la surface, avant d'être retenu par le maillot par le défenseur central (81e), ce qui a provoqué un pénalty.

Joaquin Panichelli l'a transformé avec sang-froid pour inscrire son treizième but avant de se jeter dans la tribune des ultras (83e). Treize, numéro porte-bonheur de Strasbourg et de l'infortune des Lyonnais.

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