Débrayage coordonné entre les sites Renault Trucks de Lyon et Bourg-en-Bresse

Ce mercredi 5 octobre, les salariés de l'entreprise Renault Trucks de Bourg-en-Bresse ont protesté de manière coordonnée avec leurs collègues de la région lyonnaise, à Saint-Priest pour exiger une meilleure revalorisation de leur salaire.

Dans la continuité d'un mouvement de protestation entamé le 20 septembre dernier, le site de Renault Trucks à Bourg-en-Bresse et celui de Lyon ont organisé ce mercredi 5 octobre une journée de mobilisation pour dénoncer la revalorisation trop faible de leur salaire. Dans l'Ain, les chaînes d'assemblages se sont arrêtées de 9h20 à 11 heures, avant que les employés ne passent le témoin à leurs collègues du site de Vénissieux, dans la Métropole de Lyon, jusqu'à la mi-journée.

Mécontents du résultat des négociations annuelles obligatoires (NAO) tenues en janvier dernier et qui n'avaient abouti qu'à une augmentation de 2,6% de leur salaire, que la CGT n'a pas signé, les salariés de Renault Trucks ont de nouveau mis la pression sur leur direction ce mercredi. Sur le site de l'Ain, pas moins de 200 salariés, ouvriers et techniciens ont débrayé. "La direction nous a écoutés à défaut de nous entendre dans nos revendications pour la réouverture des négociations salariales", confie au Progrès de l'Ain, Grégory Khiati, délégué syndical CGT du site.

Une mobilisation qui pourrait durer

De son côté, à Lyon, la représentant de l'intersyndicale, Michel Piot évaluait la mobilisation à environ "300 salariés avec quelques intérimaires qui sont venus sur leur temps de pause". Une mobilisation importante qui n'a pas vraiment porté ses fruits puisque selon nos confrères les grévistes n'ont pas été reçus par leur direction, "mais nous ne désespérons pas de voir le mouvement prendre de l'ampleur, tant nos revendications pour l'indexation des salaires sur l'inflation [qui est aujourd'hui de l'ordre de 5%, NDLR] concernent l'ensemble de la population". 

Par ailleurs, les deux syndicalistes sont formels, il y aura d'autres mouvements de protestation dans les prochains jours. Que ce soit "à Limoges", où les employés "devraient se mobiliser à leur tour la semaine prochaine", ou à Lyon et Bourg-en-Bresse, où une réunion est prévue ce jeudi pour décider de la suite à donner au mouvement.

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