Selon une nouvelle étude de l'Insee, la baisse de natalité serait plus contenue en Auvergne-Rhône-Alpes que dans le reste de la France.
Avec 76 000 petits Rhônalpins nés en 2025, la baisse de natalité semble plus contenue en Auvergne-Rhône-Alpes que dans le reste des régions françaises. C'est en tout cas ce que révèle une nouvelle étude de l'Insee.
Selon cette étude, le nombre de naissances dans la région aurait diminué de 21,5% en quinze ans. Une baisse importante, mais plus contenue sur le reste de la France métropolitaine qui enregistre une baisse des naissances de 23,8% sur la même durée. La région Auvergne-Rhône-Alpe se positionne ainsi 2e région de France en termes de naissance, juste derrière l'Île de France.
Une baisse plus ou moins marquée suivant les départements
Ce recul des naissances, notamment dû à une fécondité plus faible qu'avant des femmes les plus jeunes, touche tous les départements d’Auvergne-Rhône-Alpes, mais à des degrés divers. Le recul des naissances est moins marqué dans les départements de l'Ain (-14,8 %), de la Haute-Savoie (-5,4 %) et du Rhône (-19,1 %), en raison de l'augmentation du nombre de femmes en âge de procréer. Au contraire, le recul des naissances est plus fort dans les départements de la Haute-Loire (-27,6 %), du Cantal (-29,3 %) et de l'Allier (-29,5 %), en raison du nombre de femmes en âge de procréer en forte baisse.
Les départements de l'Isère et de la Savoie enregistrent quant à eux une chute récente du nombre de naissances, en raison d'une baisse importante du nombre d'enfants pas femmes. Le recul des naissances est établi à -26,9 % en Isère et à -27,1 % en Savoie.
Lire aussi : “Faire des enfants n’est pas un engagement politique, mais une expérience existentielle”